Les Chevaliers de Baphomet 4 et 5

Les chevaliers de Baphomet 4 et 5 – Découverte #5

Encore ces foutus Chevaliers de Baphomet ? Tu me diras. Et ouais, keskia ?! Tu vas me faire quoi ?! Blague à part, j’ai continué mon aventure en compagnie de George Stobbart (avec deux B et un T s’il vous plait !) et Nico Collard que je ne vais plus présenter à présent.

Steam m’ayant fait faux bond avec leur bundle de la saga, je suis passée du 3e au 4e opus puisque sur cette plateforme, le 3 n’est qu’en anglais. Ca fait un peu chier pour celles et ceux qui ne sont pas familiers.ières avec la langue de Shakespeare… Personnellement, j’ai eu un peu mal à mon porte-monnaie même si le bundle ne coûte pas cher. Heureusement, l’ami.e Donnie Jeep m’a parlé de GoG qui a le jeu en français ! Merci à toi !

Petite précision. J’ai décidé de parler de ces deux volets en un seul article pour éviter d’en faire un autre par la suite (et éviter le spam sur la saga aussi). Pour lire les deux premiers articles :

Sur ce, bonne lecture !

Les chevaliers de Baphomet 4 : Les gardiens du temple de Salomon

New York. A présent juriste dans sa propre agence de cautionnement, George Stobbart se voit une fois de plus embarqué dans une nouvelle aventure dès sa rencontre avec Anna Maria. Ayant entendu parlé des exploits de George, la jeune femme lui demande son aide pour décrypter son vieux manuscrit et par la même occasion d’échapper à la mafia qui la poursuit…

Dans quelle merde je me suis embarqué ?

C’est exactement ce qu’aurait dit notre protagoniste et dès qu’il a rencontré Anna Maria. En effet, comme ses prédécesseurs (je précise encore une fois que je n’ai pas encore joué au 3e et par conséquent, je pense aux deux premiers), Les Chevaliers de Baphomet 4 commence fort puisqu’il faut échapper à des mafieux.

On retrouve donc la même recette propre à la saga : suspense et complots. Et contre toute attente aux fans des Chevaliers de Baphomet, celle du 4e opus est celle que j’ai préférée et qui m’a tenue en haleine (pour le moment, si ça se trouve, celle du 3e va la détrôner dans mon cœur).

J’ai plutôt bien aimé le personnage d’Anna Maria même si elle n’arrive pas à la cheville de Nico. Plus j’avançais dans le jeu, plus ma méfiance s’éveillait donnant ainsi raison à la belle parisienne. Pour le coup, Nico apparaît un peu plus tard dans l’histoire mais nous pouvons toujours l’incarner à mon plus grand plaisir. Oui, j’aime beaucoup Nico et ses répliques cinglantes.

Gameplay

Le gameplay est toujours du point-and-click mais avec quelques nouveautés depuis le 3e à savoir, la possibilité de déplacer les personnages avec l’aide du pad directionnel (ou la manette). Avec la touche CTRL, Nico et George peuvent ENFIN courir et ça ne pouvait que me faire plaisir parce que si je leur reproche bien quelques chose, c’est leur lenteur (et ayant joué récemment à Gabriel Knight, ça m’a fait du bien de savoir que l’écrivain ne l’était pas !). Dommage que ça n’a pas été conservé pour le suivant, on a pas toujours ce que l’ont souhaite.

Niveau énigmes, nous sommes plutôt bien servi.es encore une fois et elles sont plutôt efficaces par contre, il n’y a pas d’aide cette fois. A toi de te débrouiller… non je déconne. Il y a la soluce sur le net si besoin. Honnêtement, j’ai beaucoup aimé les énigmes auxquelles ont doit se référer aux manuscrits.

L’autre nouveauté de Broken Sword 4 est la possibilité de pirater un ordinateur ou encore des interrupteurs à l’aide du téléphone de George (ou Nico). Par exemple, la procédure est de bien placer les espèces de LED longs et attention, dans le bon sens afin de créer le bon « chemin » vers le serveur qu’on doit hacker. C’est cool ouais mais vers la fin j’ai eu la flemme de réfléchir par quoi passer (oui je l’admets) et la soluce a été mon amie. Très con de ma part puisque c’est un jeu qui demande beaucoup de réflexion !

Arrêtez d’embrasser les murs !

Si déplacer et faire courir les personnages m’a plu, niveau pathfinding, c’est pas terrible du tout. C’est d’ailleurs le gros point noir de son gameplay et très critiqué par les fans de la licence. Ayant beaucoup utilisé le pad directionnel et la touche CTRL enfoncée, beaucoup de jurons en sont sortis de ma bouche puisqu’il et elle n’ont pas arrêté de se cogner contre les murs ! Est-ce qu’il et elle ont abusé de la vodka ? Leur vue a t-elle baissé ? C’est dommage, ça gâche.

La 3D, c’est laid

(A dicter avec l’air de C’est dans l’air de Mylène Farmer)

Depuis Les Chevaliers de Baphomet 3, Revolution Software a délaissé la 2D au profit de la 3D. Est-ce que ça a matché ? Un peu « meh » !

Alors, c’est pas jojo oui mais uniquement avec les personnages. Ils ne sont pas forcément dégueulasses mais étant donné la date à laquelle le jeu est sorti (2006), ça a plutôt mal vieilli aujourd’hui. Les cheveux de Nico sont vraiment mal foutus, les mouvements robotiques des personnages sont presque semblables à l’Exorciste parfois (bon, j’exagère un peu) et les décors, bien que très beaux et bien foutus, sont malheureusement trop vides. Ca ne transpire pas la vitalité.

En fait c’est pas horrible, plutôt joli même, mais tu vois qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

Les fans ont également reproché les bugs du jeu. De mon côté, j’en ai pas eu des masses mais deux bugs m’ont bien saoulée puisque c’était pendant une cinématique. J’étais obligée de relancer le jeu trois fois de suite ! J’ai bien cru que je n’allais pas pouvoir continuer mon aventure. Les autres bugs, c’est au niveau des voix. Entendre la mère supérieur du Vatican avec la voix de George alors qu’elle est plutôt sérieuse, c’est plutôt drôle.

Pour finir, impossible de passer les scènes et les dialogues. Si tu as foiré ton coup, tu va devoir te retaper je ne sais combien de fois la même scène.

Voyage, voyage

Cette fois, pas de décor parisien ! On retrouve George à New York comme indiqué plus haut mais on se déplace à Istanbul (Turquie), Rome (Italie), au Vatican et Phoenix (Etats-Unis).

Doublage

Retrouver mon bien aimé Emmanuel Curtil dans la peau de George Stobbart est toujours un plaisir, ça c’est dit. Les fans de la saga ont été perturbé.es par le changement de voix de Nico Collard alors doublée par Laura Blanc (Gentiana dans Final Fantasy XV, Liara T’Soni dans Mass Effect). Ce changement ne m’a pas gênée puisque j’étais déjà au courant de ce changement mais en plus, Laura Blanc est une de mes comedien.nes de doublages favori.tes. Sa voix colle très bien avec la sarcasme de Nico.

Pas parfait mais un vrai plaisir

Malgré ses nombreux défauts, Les Chevaliers de Baphomet 4 a réussi à me charmer alors qu’il en a déçu plus d’un.e. L’ambiance, l’intrigue autour des religions et l’humour baphometesque étaient là, ce qui m’a pas dépaysée malgré le passage de la 2D à la 3D.
Même en ayant lu certaines critiques (bonnes ou mauvaises), je ne me suis pas lancée dans cette folle aventure avec des aprioris mais plutôt en souhaitant comprendre ce qui aurait pu décevoir les fans. J’ai compris mais je l’ai kiffé et c’est peut-être mon opus favori.

Ma compil personnelle des meilleurs phrases de George Stobbart

Vos papiers, s’il vous plait !

Les Chevaliers de Baphomet 4 : Le temple de Salomon / Broken Sword : The Angel of Death 4
Sorti en Europe le 15 septembre 2006
Développé par Revolution Software et Sumo Digital (Sackboy)
Edité par THQ en Europe et Dreamcatcher Interactive en Amérique du Nord.
Support de jeu : PC

Les Chevaliers de Baphomet 5 : La malédiction du serpent

Une exposition d’un tableau religieux baptisé « Le Malediccio » est organisée dans une galerie d’art à Paris. Travaillant pour une compagnie d’assurance qui assure l’exposition, George Stobbart est présent et il retrouve son amie journaliste, Nicole Collard qu’il n’avait pas revenue depuis longtemps. Soudain, un homme masqué d’un casque moto et armé surgit, vole le tableau, tue le propriétaire de la galerie et s’enfuit. Alors que Nico est à la poursuite du criminel, George tente de résoudre cette affaire et d’élucider le mystère autour du Malediccio

Retour aux sources

Bye bye la full 3D ! Rebonjour la 2D. Les Chevaliers de Baphomet 5 revient 7 ans après son prédécesseur avec un beau retour aux sources. Le décor en 2D est vraiment magnifique et les personnages en 3D mais cartoonisé.es (afin de bien coller) a son joli charme. L’impression d’être dans une bande-dessinée est présente grâce aux bulles de dialogues. Ces bulles de dialogues peuvent être modifiées en simple sous-titre comme dans le premier épisode (avec la couleur attribuée à un personnage).

C’est également le retour de certain.es personnages croisé.es dans les deux premiers Broken Sword comme Fleur la fleuriste en bas de chez Nico (qui a à présent sa propre boutique), l’inspecteur Moue, Laine de la galerie Glease, Pearl Handerson que je n’avais pas vue dans le 4. Mais celle qui fait son grand retour, c’est la chèvre au grand dam de George !

Le point-and-click sans déplacement revient également et si tu es bloqué.e dans une énigme, tu peux avoir l’aide des indices (si tu as choisi l’option indices dans le menu principal). Pour ce qui est de l’inventaire, le choix entre le classique et le moderne peut aussi se faire.

Avec Steam ou encore sur console, un autre challenge s’offre à nous depuis plus de 10 ans à savoir les succès/trophées (même si je n’ai pas platiné le jeu).

Un jeu conçu grâce aux fans

Alors que le jeu était encore en pleine conception à l’ombre, le créateur de la saga, Charles Cecil annonce que La malédiction du serpent est en cours de réalisation. Afin de jouir d’une liberté créative totale et de pouvoir d’aller jusqu’au bout de sa création, une campagne de financement participatif est créée. En même pas quinze jour, le budget fixé (400 000$) a été dépassé ! (source)

Les fans sont parfois extras !

Tout d’abord, le jeu est sorti en deux épisodes (le 4 décembre 2013 et le 17 avril 2014) sur PC, Mac et Linux. Pour les joueur.euses de PS4 et XBox One, il a fallut attendre le 4 septembre 2015 et pour la Nintendo Switch, Les Chevaliers de Baphomet 5 est sorti le 21 septembre 2018.

Broken Sword ou l’art de nous cultiver

Et oui, le jeu vidéo n’est pas abrutissant et j’en suis convaincue depuis des années. Encore une fois, ce 5eme opus des Chevaliers de Baphomet nous transporte dans une autre histoire de complot religieux mais qui nous permet d’en apprendre un peu plus sur les différents courants et mysticismes du Christianisme (bien que l’Islam et le Judaïsme soient évoqués brièvement). Cette fois, il est question des Gnostiques et des Dominicains dont j’en avais pas du tout entendu parlé mais honnêtement, le Gnostisime est intéressant dans sa vision de l’équilibre entre le bien et le mal (représentés par Jehova (Dieu) et Lucifer). En tout cas, cette nouvelle aventure m’a beaucoup plu.

A Paris, Londres, Catalogne ou en Irak, les énigmes et quêtes m’ont transportée et réveillé la petite détective qui sommeille en moi. Certaines m’ont bien fait rire comme celle de la chèvre avec qui George n’est pas très ami mais surtout celle où on doit grimer notre protagoniste en une autre personne afin de pouvoir récupérer une clé ! Je n’ai pas pu m’empêcher de le maquiller !

Un beau retour aux sources gagnant !

Les Chevaliers de Baphomet 5 est à ce jour le dernier épisode de sorti. Si j’ai passé d’excellents moments à travers ce jeu et même si la 2D ne me manquait pas spécialement, ce retour aux sources a été une bouffée d’air frais pour son côté comics. Et revoir des personnages familiers et entendre des comédien.nes de doublage favori.tes (Emmanuel Curtil, la regrettée Odile Schmidt), ça fait du bien quoi !

Vos papiers s’il vous plaît !

Les Chevaliers de Baphomet 5 : La malédiction du serpent/Broken Sword : The serpent’s curse
Sorti en Europe dans son intégralité le 20 juin 2014
Développé et édité par Revolution Software
Support de jeu : PC, Mac, Linux, PS4, XBox One, Nintendo Switch

Mon expérience avec la saga Baphomet

Je n’ai pas du tout été déçue. Je me suis prise d’affection par son univers, ses personnages, son humour surtout ! C’est pourtant la même recette que ses prédécesseurs mais Charles Cecil réussi toujours à m’emporter dans les aventures de Nico et George. J’ai rarement joué à des point-and-click mais Les Chevaliers de Baphomet m’a donné envie d’explorer un peu plus le genre. Après avoir fini La malédiction du serpent, je n’ai pas tardé à commencer Gabriel Knight dont je vais en parler prochainement.

Au niveau de l’OST, je la trouvais plutôt jolie mais pas marquante lors du premier. Et j’ai fini par l’adorer par la suite. Dès que j’entends les premières notes du tout premier morceau qu’on peut entendre dans le premier (ça fait beaucoup de 1er je sais), je ne peux m’empêcher de sourire et de me remémorer mes parties passées.

Je ne peux que recommander cette licence à celles et ceux qui ne connaissent pas forcément où qui souhaite ouvrir leur ligne d’horizon question gaming.

Quand est-ce qu’on aura un prochain Broken Sword ? Ça, je me le demande bien !

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