Mylène Farmer Anamorphosée album 1995

Anamorphosée de Mylène Farmer

En ce moment je ne suis pas trop productive concernant mon blog… Je ne sais pas si je vais faire un petit break, à voir. C’est drôle, mais ça coïncide un peu avec le sujet de cet article. Tu va vite comprendre pourquoi je dis ça. Bref ! Il était temps que j’en parle de cet album de l’Ange Roux !

Gif trouvé ici

Parlons de l’album

Nous sommes en 1994, Mylène Farmer à tourné Giorgino, le gros projet cinématographique de son acolyte Laurent Boutonnat. Avant même sa sortie dans les salles obscures, elle travaillait déjà sur un futur album avec Jeff Dahlgren, guitariste et interprète du rôle titre du film à qui elle lui a également donné la réplique. Mylène avait déjà écrit une chanson, Tomber 7 fois… et Dahlgren s’est chargé la composition musicale. Au départ, ce dernier voulait la garder pour lui mais Mylène en a eu la coup de foudre et lui a demandé l’autorisation de la mettre dans son album.

Giorgino sort enfin au cinéma mais c’est un véritable échec face à Pulp Fiction de Tarantino. Suite à cet échec, Mylène décide de prendre le large à Los Angeles. Mais contrairement à ce que beaucoup de fans pensaient, le flop du film n’a pas été la cause de cette évasion. Dans une interview qu’elle a donné sur RTL la veille de la sortie de l’album, Mylène a expliqué qu’elle avait tout simplement envie de voyage afin de se ressourcer un peu mais en plus, de faire le point concernant sa carrière et soi-même.

Les fans scrutent toutes infos touchant l’artiste dans la presse people et il/elles y découvrent une Mylène… blonde ! Nouveau look pour le prochain album ? Nouvelle Mylène ? Tant de questions ! Boutonnat la rejoint à L.A afin d’enregistrer l’album et choisi même les musiciens avec qui bosser comme Abraham Loboriel qui a collaboré avec Barbra Streisand ou encore Michael Jackson dans son album Dangerous et même… Grégory Lemarchal ! Il est également le père de du batteur (à qui il lui a donné son nom) de Paul McCartney fils qui a également joué et chanté pour et avec Mylène dans le Tour 96, Mylenium Tour et Avant que l’ombre… à Bercy. Que le monde est petit ! Jeff Dahlgren qui s’est occupé de la guitare a un grand impact dans la conception de l’album puisqu’il s’y implique beaucoup et sera même présent dans l’album suivant, Innamoramento et dans les prochaines tournées à venir.

A une période où le grunge est en vogue, l’album est très rock et très différents des trois précédents. De plus, les thèmes abordés sont moins « dark » et plus lumineux mais ça n’empêche pas Mylène d’aborder la mort mais de manière plus optimiste. L’évasion avec California (qui reprend la même rythmique que You Learn de Alanis Morrissette ou encore Mr. Loverman de Shabba Ranks), l’amour avec XXL, l’espoir et la paix dans le magnifique Rêver, de spiritualité ou encore la volonté de combattre la négativité avec Tomber 7 fois…(qui ferait penser à In Bloom de Nirvana)

Inspirations et choix artistiques

L’essai de Sogyal Rinpoché, Le livre tibétain de la Vie et de la Mort a grandement inspiré l’artiste pour sa philosophie optimiste. Grande amatrice de littérature et de poème, Mylène ajoute également des références aux poèmes d’Apollinaire ou encore de Verlaine ainsi que d’un proverbe japonais.

Je vous dirai que j’ai effectivement fait une rencontre décisive avec un recueil de textes sacrés bouddhistes : Le livre tibétain de la vie et de la mort.  . Un vrai détonateur. En le lisant, j’étais émue jusqu’aux larmes, car auparavant la mort m’obsédait. L’idée qu’un être disparaisse me donnait un vertige qui m’attirait vers le bas. Je me dis aujourd’hui que la vie n’est pas vaine. Qu’il y a peut-être un passage. Un au-delà qui justifie notre combat.

Gala le 30/05/96

Les paroles d’Anamorphosée sont moins compliquées comparées à celles des trois précédents albums mais tout de fois, Mylène utilise le néologisme pour certaines de ses chansons ou encore pour le titre de l’album qui est tirée du mot « anamorphose ».

Je te recommande d’aller sur ce site pour mieux comprendre les paroles justement.

Pour les clips, Boutonnat a décidé de céder sa place à d’autres réalisateurs. Marcus Nispel s’est chargé de XXL, L’instant X et Comme J’ai mal. Il a entre-autre réalisé des clips pour Janet Jackson ou George Michael et est connu pour avoir réalisé en 2003, Massacre à la tronçonneuse. Pour California, Mylène a porté son choix sur Abel Ferrara qui a réalisé Snakes Eyes (avec Madonna)deux ans auparavant. Quant à Rêver, le clip est un extrait du concert de sa tournée de 1996.

Concernant la pochette de l’album, c’est une des photos d’une série de photoshoot de Herb Ritts (Madonna, Chris Isaak) dans laquelle on y aperçoit le corps entier de Mylène dans tenue très légère et ultra féminine mais… sans sa tête. Ce choix n’est donc pas anodin puisque c’est pour évoquer une esprit qui s’égare. En troquant son image androgyne de la période L’Autre…, Mylène se montre beaucoup plus sexy et plus adulte (elle nous avait déjà montré un échantillon dans le clip Que Mon Cœur Lâche).

Sortie de l’album et réception

L’album sort le 17 octobre 1995 et succède donc à son album de remixes sorti en 1992. La critique est plutôt favorable dans l’ensemble et surprend même certains détracteur de l’Ange Roux qui la surnommaient La Vilaine Fermière(quelle classe !). Si ce changement à conquit certain.es quitte même à devenir fans de l’artiste par la suite, d’autres ont été un peu chamboulé.es et n’ont pas tous adhéré. 

Avec Anamorphosée, Mylène été récompensée aux Victoires de la Musique en 1996, au niveau des ventes, c’est pas moins de 1 400 000 d’exemplaires qui se sont vendus (gagnant ainsi un disque de diamant), un carton mais passez pour se hisser à la première place puisque Céline Dion et son album D’eux l’a occupée pendant presque toute l’année. Ce n’est qu’à l’année suivante qu’Anamorphosée s’est classé premier pendant 3 semaines. Le premier single extrait de l’album, XXL a, en revanche, été à la 1ère place lors de sa sortie.

Qu’est-ce que j’en pense ?

C’est mon album préféré de Mylène Farmer pour sa fraîcheur et la scission entre les années 80 et début 90 et cette album. Cet album est frais, électrique même je dirais et je suis toujours aussi séduite par ce virage rock à l’heure qui l’est. C’est justement à cette période ou peut-être un peu après que j’ai découvert Mylène et notamment avec le clip California que je regardais d’un œil car je pensais que c’était un clip « cochon». Comble de l’ironie, c’est mon clip préféré de Mylène que je considère comme étant un chef d’œuvre audiovisuel même. Pas besoin de dialogues, les images sont là pour nous raconter son histoire.

J’adore sa voix grave dans L’Instant X qui est ma chanson préférée de son répertoire. Une chanson qui évoquerait peut-être la fête de Noël (elle reprend à sa sauce la chanson Petit Papa Noël) quand nous sommes enfant mais qui est en fais une chanson beaucoup plus spirituelle. Afin d’éviter de faire la promo du prozac, elle préfère plutôt d’en faire un anagramme ce qui donne « zoprack ».

Au niveau des balades, mon cœur va vers Rêver et Je Laisse Le Vent Emporter Tout (la version live de 2009 m’a fait encore plus aimer cette chanson). Alice est la chansons « cheloue » de l’album mais malgré ses paroles répétitives, elle est loin d’être très simple. Moi qui ai peut des araignées, je dois dire qu’elle a réussi à aimer mon deuxième prénom. Musicalement, elle sort complètement du lot.

Un album qui donne un peu d’éclaircie dans l’univers de Mylène Farmer et un incontournable !

Je recommande chaudement le podcast consacré à l’album par l’équipe de Histoires de MF

Sources:
Mes propres connaissances
https://www.mylene.net/
https://www.mylene.net/mylene/chanson-tomber-7-fois.php
https://fr.wikipedia.org/wiki/Anamorphos%C3%A9e
https://www.mylene.net/mylene/mylene-farmer-influences-album-anamorphosee.php

Album préférés années 2000 Mylène Farmer Linkin Park Utada Hikaru

Mes albums préférés des années 2000

Disclaimer : Oui j’ai oublié un S à « album » sur l’image de présentation 😥

L’ami Julien du blog PopArtOnline a créé sa petite liste musicale de la décennie 1990 que j’encourage vivement à aller cheker ici et ici pour les curieuses et curieux. Contrairement à lui, je vais le faire en un seul article et je vais me pencher sur la décennie 2000 qui est une décennie qui m’a tantôt marquée musicalement durant mon adolescence sauf l’année 2009, année où je n’étais pas trop fan de ce qu’on y avait droit musicalement… surtout dans les charts US…!
Alors je ne vais pas me la jouer Marc Toesca dans le TOP 50 bien que les trois premiers sont au top personnellement aha. Lorsque je parlerais d’un album dans la liste, je mettrais un lien sur l’image dans laquelle il faudra cliquer.

Cette liste sera sûrement mise à jour car il me reste encore pas mal de choses à découvrir 😉

Deep River -Utada Hikaru (2002)
Aaliyah – Aaliyah (2001)

Laundry Service – Shakira (2001)
Mezmerize – System Of a Down (2005)
Point de Suture – Mylène Farmer (2008)
Carrousel – Beatriz Luengo (2008)
The VOICE – KOKIA (2008)
Confessions On A Dancefloor – Madonna (2005)
Hybrid Theory – Linkin Park (2000)
Fijación oral – Shakira (2005)

I am … – Ayumi Hamasaki (2002)
Kiss – L’Arc~en~Ciel (2007)

Dangerous & Moving – t.A.T.u (2005)
Désirs Contraires – Anggun (2000)
American Life – Madonna (2003)
OST FF9 – Nobuo Uematsu (2000)
Folklore – Nelly Furtado (2003)
OST Frida – Elliot Goldenthal (2002)
Kala – M.I.A (2007)

Roentgen – Hyde – 2002

Mentions honorables

Music Detected (2002) de Deep Forest
Music and me (2001) de Zucchero
LOVE PiECE (2007) de Ai Otsuka
Gourmandises (2000) d’Alizée
Kingdom (2008) de Koda Kumi
Verspertine (2001) de Björk
St. Elsewhere (2006) des Gnarls Barkley
Discipline (2008) de Janet Jackson
Invincible (2001) de Michael Jackson
It’s Not Me, It You (2009) de Lily Allen
Patience (2004) de George Michael
Les OST de Doctor Who par Murray Gold (2005 à 2009)
Gibraltar (2006) de Abd Al Malik
Highest Hopes (2005) – Best of des Nightwish
Rated R (2009)- Rihanna
See You On The Other Side (2005) – Korn

Rhythm Nation 1814 de Janet Jackson

La cadette des Jackson a toujours su prouver qu’elle pouvait avoir le contrôle de sa carrière d’artiste sans avoir besoin de sa famille et surtout de son père. En 1986, elle nous le prouve en chantant Control, tirée de l’album éponyme. Avec Rhythm Nation 1814, elle placera la barre plus haute. Parlons-en !

Parlons de l’album

En retrouvant le duo Jimmy Jam et Terry Lewis, Janet est déjà en train de bosser sur un nouvel album, les rumeurs n’ont pas manqué de circuler, comme le fait qu’il allait s’appeler Scandal. Cette rumeur a été démentie par Jam. En revanche, Lewis voulait en faire une suite à Control, mais Janet s’est opposée à cette idée. Elle avait en effet une autre en tête. Nous sommes en 1988 à la fin de la Guerre Froide et l’actualité n’est pas toute rose. Au studio, quand ça ne regarde pas MTV, ça regarde CNN ou autres chaînes d’actualités. C’est décidé, cet album parlera en partie des problèmes du Monde.

Cet album sera engagé contre le racisme, les injustices sociaux, la pauvreté, les côtés sombre de la Rue, les enfants en difficulté, etc. C’est ainsi que l’album est baptisé, Rhythm Nation 1814.

« Je pensais qu’il serait génial si nous créions notre propre nation »

Janet à propos du titre de l’album et de la chanson

Pourquoi 1814 ? C’est l’année à laquelle l’hymne national des USA fut créé mais représente également les initiales de l’album (le R et N sont respectivement à la 18e et la 14e place de l’alphabet).

L’album est en trois actes (avec des interludes toutes les une ou deux chansons). Le premier est dans l’esprit de l’album à savoir, engagé voire plutôt révolutionnaire, sans forcément aller casser tout et n’importe quoi. Le deuxième est plutôt dans l’esprit un peu plus festif notamment avec Escapade, Alright et Black Cat, une chanson très rock et la seule chanson de l’album qui n’est pas produite par le duo fétiche de Janet mais un certain Jellybean Johnson qui était membre du groupe The Time*. Pour finir, l’album se conclu avec une troisième partie plus sentimentale avec des balades parlant d’amour de manières différentes avec Lonely qui contient des accents hispaniques (vers la fin, Janet y parle en espagnol), Come Back To Me (clip qui a été tourné à Paris et dans lequel figure son boyfriend et futur mari d’époque, René Elizondo Jr qui a même fait les chœurs dans certains chansons) et le très sensuel Someday Is Tonight.

Le style est très différent de Control. Si ce dernier était un peu plus funky et plus joyeux, Rhythm Nation 1814 est quant à lui plus « punchy » avec ses fortes batteries. De plus, l’album possède plusieurs genres : Pop, New Jack Swing, Hard Rock, Hip-Hop, Soul, R&B, il y en a pour tout les goûts. La chanson Rhythm Nation contient également un sample de la chanson Thank You des Sly and the Family Stone.

L’album sort le 19 septembre 1989. La critique est unanime et l’album cartonne grâce aux 7 singles sortis entre 1989 et 1991 ! Miss You Much, Rhythm Nation, Escapade, Come Back To Me, Alright, Black Cat, Love Will Never Do et même State of The World qui n’a uniquement été diffusé en radio est un succès ! Chaque single à atteint le Top 5 du Billboard avec quelques numéros 1 à gogo ! En France, Escapade atteindra la 23e place du Top 50, Black Cat sera quant à lui à la 7e.

Jon Pareles, alors journaliste pour The New York Times, compare RM1814 à The Dark Side of The Moon des Pink Floyd et à Appetite for Destruction des Guns N’Roses pour les thèmes abordés.

L’album est certifié or pour la RIAA puis deviendra 6 fois platine aux USA. A travers le monde, c’est surtout en Australie, Canada et Japon qu’il se vent comme des petits pains. En tout, l’album s’est vendu à environ 12 millions de copies. Les cérémonies de récompenses la gâteront, dont pas moins de 14 Billboard Music Awards en étant l’artiste la plus rentable de l’année 1990.
Grâce à ce succès, Janet a eu droit à son étoile au Walk of Fame à Hollywood le 20 avril 1990. A seulement 23 ans, la belle Miss Jackson et son art sont enfin reconnus et sans être associés à la famille Jackson.

Au niveau de la postérité, RM1814 a réussi à influencer les jeunes de l’époque et surtout des stars à en devenir comme par exemple, The Weeknd, Rihanna, Cassie ou encore Miguel. Janet est également devenue un modèle pour les afro-féministes.
A occasion des 30 ans de l’album, l’artiste à décidé de fêter ça en sortant un album avec plus de 80 remixes, des démos et des faces b (alors inédits dans les plateformes digitales).
En 2012, il a été classé parmi les 50 plus grands albums féminins de tout les temps.
Dans la chanson Schoulda Known Better (album Unbreakable sorti en 2015), Janet y fait une réflexion à propos de l’héritage de l’album.

Qu’est-ce que j’en pense ?

J’adore, je kiffe cet album ! Absolument rien n’est a jeter. J’aime complètement son style, son univers, le côté « plus bruyant » par rapport à ses précédents albums, sa voix plus « hurlante », ce que Janet nous raconte dans les chansons, son look bref tout quoi ! De plus, elle nous offre de sacrés clips et notamment celui de Rhythm Nation avec sa chorégraphie réglée minutieusement, ce qui colle parfaitement à l’esprit militaire, mais pacifiste, de la chanson. Elle l’a chantée dans toute ses tournées.

Ce que j’aime particulièrement, c’est le contraste entre le son des chanson et les thèmes abordés. La première partie de l’album est pourtant très sérieuse, mais on ne peut pas s’empêcher de danser. Le fait d’en parler de cette manière, c’est une sorte de complainte mais remplie d’espoir.

La collaboration entre Janet et le duo Jam/Lewis est toujours un bonheur, ils ne peuvent faire que des merveilles tout les trois. Quant à Jellybean Johnson, il rajoute une petite et extraordinaire « Minneapolis touch » dans l’album. Les fans de funk apprécieront.

Janet est pour moi une véritable icône noire mais également féministe et pour cause, c’est la seule membre de sa famille à faire de l’ombre à Michael ! Déjà avec Control elle a commencé à s’émanciper après l’échec de ses deux premiers albums (qui ne sont, entre nous, pas très fameux), avec Rhythm Nation 1814 elle a prouvé qu’elle pouvait faire beaucoup plus et plus tard, avec janet. , elle dégagera une image un peu plus féminine, plus sexy (elle avait commencé avec le clip de Love Will Never Do) et laissant un peu de côté les vêtements noirs et son look masculin.

Et malgré ces succès, je pense qu’elle n’est pas assez reconnue actuellement, notamment en France !

Mes titres préférés :

Alors j’en aime énormément mais si je devrais en retenir trois, je dirais Rhythm Nation, Love Will Never Do, The Knowledge. Et encore, des fois, c’est en fonction de mon humeur. C’est ça la magie de cet album !

* les fans de Prince connaissent bien ce groupe puisqu’il a fait partie du casting du film Purple Rain. Dans le film, The Time est le groupe rival du groupe The Revolution dans lequel le personnage de Prince est le leader. Oui oui, j’ai vu le film et je l’ai plutôt adoré.

Sources:
https://en.wikipedia.org/wiki/Janet_Jackson%27s_Rhythm_Nation_1814
https://www.rollingstone.fr/janet-jackson-celebre-les-30-ans-de-son-rhythm-nation-1814/
https://yard.media/body-of-work-2-janet-jackson-rhythm-nation-1814/

Kirya de Ofra Haza

La belle Ofra Haza est en plein succès international après avoir sorti Shaday et Desert Wind à travers le globe mais aussi, les fans ont eu droit à un concert au Montreux Jazz Festival en 1990. Bref, tout roule pour elle ! Cependant, elle ne se repose pas sur ses lauriers, non non ! C’est toujours en compagnie de son partenaire de toujours, Bezalel Aloni qu’elle souhaite sortir un 3e album international (et son 15eme album).

Parlons de l’album

Haza et Aloni souhaitent faire un album moins pop que les deux précédents pour se tourner vers un style acoustique, folk et mizrahi (autrement dit, la musique orientale d’Israël qui combine les éléments d’Europe, d’Afrique du Nord et du monde Arabe). En 1989, au Festival de Musique de Tokyo, Ofra rencontre Don Was, un producteur et musicien qui a collaboré avec pas mal d’artistes comme les B-52’s, Bob Dylan, Khaled ou encore Johnny Hallyday. Don Was a été submergée par le talent de la belle et lui avait fait part de son souhait de travailler avec elle. Chose faite, puisqu’il fait également parti de la production de Kirya (qui signifie tout simplement Jérusalem en ancien hébreu).

L’album sort le 25 février 1992 et contient les thèmes chers à l’artiste c’est-à-dire, l’Exode, la paix, l’amour et l’histoire du peuple hébreux. Petite nouveauté, Ofra dénonce l’injustice du patriarcat (que ça soit dans l’ancien temps ou le temps actuel) avec comme premier single, Daw Da Hiya, chanson dans laquelle, le parrain du Punk, Iggy Pop y fait la narration. Comme deuxième single, Innocent – A Requiem for Refugees est donc choisi et illustré par un clip vidéo assez touchant surtout vers la fin. Le titre parle bien évidement des réfugiés et victimes de guerres.

Si l’album est essentiellement chanté en hébreu, araméen mais aussi en anglais, dans Horashoot, elle nous surprend à chanter en ancien yéménite, hébreu et arabe. Appelée aussi The Bridge (le pont), ce superbe morceau fait écho aux conflits dans le Moyen Orient. Ofra nous invite tous donc à nous unir tous ensemble. L’année qui suit la sortie de l’album, nous avons pu voir Yasser Arafat et Yitzhak Rabin faisant une poignée de main, donnant ainsi un espoir de paix entre la Palestine et Israël.

La version italienne de l’album possède une piste inédite, Today I’ll Pray.

L’album est un carton puisqu’il est placé à la première place du Billboard World Music Album et se voit nominé dans la catégorie « Best World Music Album » aux Grammy Awards de 1993. Ofra Haza est la première artiste israélienne à faire cet exploit.

Qu’est-ce que je pense ?

J’ai été conquise dès la première écoute. Après avoir écouté son dernier album de son vivant, Kirya a aiguisé ma curiosité surtout après avoir écouté Daw Da Hiya. Une belle surprise ! Alors, si on est pas fan de la musique du Monde ou orientale, ce n’est pas pour vous (ou peut-être, hein ?). Entendre Iggy Pop est également un vrai plaisir.

L’ambiance y est plus intime, plus indé et plus sombre Dans la belle lamentation qu’est Trains of No Return, j’ai l’impression d’être dans La Liste de Schindler, déjà à cause du violon joué dans ce morceau (je me suis même demandée si ce n’était pas Itzhak Perlman !). Ce n’est pas pour rien que j’avais ressenti ça à la première écoute puisque cette chanson parle de la déportation vers les camps de la mort durant la Shoah. Don’t Forsake Me est également une superbe morceau évoquant l’abandon durant la vieillesse. L’album se conclut donc avec Take 7/8 qui possède une ambiance très festive. Une belle manière de finir l’écoute d’un album ayant des thèmes assez peu joyeux mais tellement bien conté par la délicieuse voix de l’artiste. Ofra vivait ses chansons. Elle souhaitait la paix, l’amour et cela se sent dans cet album. Personnellement, je considère Kirya comme étant un de ses meilleurs (et encore, je ne les ai pas tous écoutés), aucune chansons n’est à jeter. C’est également avec joie que je possède cet album dans ma discothèque !

Heureusement que internet regorge un peu des significations de ses chansons, ne comprenant pas l’hébreu. C’est quand même assez dur de trouver des sites fiables mais par chance, dans les commentaire de Youtube, on peut y trouver des traductions ou des explications, ce qui est plutôt cool.

Mes morceaux préférés :

Don’t Forsake Me
Trains of No Return
Daw Da Hiya
Horashoot

Sources :
https://he.wikipedia.org/wiki/Kirya
https://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_mizrahi
Pour plus d’explications concernant les chansons (et si vous êtes à l’aise avec l’anglais), je vous invite à lire les critiques dans les commentaires, en particulier celle de Daniel J. Hamlow. Cela m’a bien aidée à mieux comprendre les chansons de l’album. https://www.amazon.com/Kirya-Ofra-Haza/dp/B000000E30

HIStory : Past, Present, Future Book I de Michael Jackson

Après avoir sorti des tubes pendant 3 ans, une grosse tournée mondiale, et fraîchement marié à la fille du King, Lisa Marie Presley, Michael Jackson est malheureusement passé par une période difficile. Je ne vais pas m’attarder là-dessus car nous savons tous pourquoi ça été dur pour lui. L’artiste a toujours été la cible des tabloïds et de rumeurs et cela perdurera même après après sa disparition. Malgré tout, il s’en servira comme source d’inspiration pour concevoir cet album (même s’il avait déjà commencé à travailler là-dessus). 25 ans après sa sortie, cet album porte toujours une place particulière pour de nombreux fans qui connaissent très bien le King of Pop. Place aux présentations !

moi débarquant dans ta vie

Parlons de l’album

1994, New York. Michael Jackson retrouve Teddy Riley (le Roi de la New Jack Swing) et Bill Bottrell (Madonna, Elton John et Sheryl Crow) avec qui il a travaillé pour Dangerous. D’autres artistes font également partis du navire : R.Kelly à qui on doit You Are Not Alone, Dallas Austin et le tandem Jimmy Jam et Terry Lewis (qui ont longtemps travaillé avec leur sœur, Janet. Personnellement, ils auraient du rester avec elle aprèsDamita Jo). Avec tout ce monde pour cet album, Michael s’implique néanmoins dans l’écriture et la production.

L’album est en deux CD : le premier est une compilation de ses 15 plus grand succès de Off The Wall à Dangerous. Le second est la partie album avec également 15 titres dont deux reprises, Come Together des Beatles (et qu’on peut voir à la fin du film Moonwalker) et Smile, composé par Charlie Chaplin pour son film, Les Temps Modernes. L’artiste était un grand admirateur du célèbre cinéaste.
Le nom de l’album est un jeu de mot entre « his story » et « history », ce qui colle très bien à l’album qui est moitié compilation, moitié album.

L’album sort le 16 juin 1995 et c’est ainsi qu’on découvre les différents thèmes abordés : la crise écologique avec le génialissime Earth Song, la solitude (Stranger in Moscow), la cupidité, l’injustice, les conflits entre Michael et les tabloïds/médias , l’enfance (Childhood), et les accusations dont il a été victime en 1993. Il en parle dans Money (le père de Jordan Chandler a réclamé à Michael une somme assez conséquente. S’il lui donnait ce chèque, le père abandonnerait la poursuite judiciaire. Encouragé par ses avocats, Michael a accepté la requête. La suite, on la connaît, son fils a avoué, après la mort de l’artiste que les accusations étaient fausses et suite à ces révélations, son père s’est suicidé).
Déjà évoqués dans Leave Me Alone dans Bad, les rumeurs des médias et journaux dont a été victime Michael sont ici abordés de manière plus hargneuse et amère. HIStory est non seulement son album le plus colérique mais également, le plus personnel.
Quant à D.S, Michael nous partage sa colère envers le procureur Thomas Sneddon qui s’était acharné contre lui durant l’affaire Chandler. Dans cette chanson, l’artiste l’appelle Dom Sneddon.

Le premier single de l’album est un double single, Scream/Childhood. Le premier titre est un duo avec sa sœur cadette, Janet. Le clip réalisé par Mark Romanek (qui a réalisé de nombreux clips dont 99 Problems de Jay-Z) est le clip le plus cher de l’Histoire de la musique d’après le Guiness Book. Le deuxième titre est une chanson qui évoque l’enfance inexistante de Michael. Ensuite, suivent You Are Not Alone, Earth Song, They Don’t Care About Us, Stranger in Moscow et HIStory/Ghosts. Pour ce dernier, HIStory est un remix et Ghosts est un titre qui paraît dans l’album suivant, Blood on The Dance Floor (d’où la sortie assez tardive du dernier double single, c’était surtout pour coïncider avec BOTDF sorti en 1997).

Mis à part le duo avec sa sœur, il y a également Notorious B.I.G dans This Time Around et Shaquille O’Neal pour 2 Bad (oui oui, le même Shaquille O’Neil auquel on pense !)

HIStory possède 13 inédits dont une collaboration avec ses neveux, les 3T pour la chanson Why (produite par Babyface, dont on reconnaît très bien sa pâte musicale) et 3 autres figureront dans l’album Blood On The Dance Floor. Petit plus, lors des premiers pressage de l’album, il y avait une 16eme piste de cachée à l’attention des fans de certains pays dont la France. Michael y adresse un message de remerciement.
HIStory s’est classé numéro 1 dans 10 pays (si ce n’est plus !) et a été disque de diamant en France avec ses 1 000 000 de vente. Encore un beau score pour le King of Pop ! Par la suite, il fera pendant un peu plus d’un an le HIStory World Tour, tournée qu’il commence en septembre 1996 à Prague en République Tchèque et la termine en octobre 1997 à Durban en Afrique du Sud. C’est d’ailleurs sa dernière tournée et celle qui a le plus de date européenne. Il s’est produit que deux fois au Etats-Unis (et uniquement à Hawaii).

Le fameux logo MJ qu’on voit en superposition sur la pochette de l’album deviendra le logo officiel de l’artiste depuis 1995. La statue est, quant à elle, sculptée par la sculptrice Diana Walczak.

Qu’est-ce que j’en pense ?

Bad a été pendant pas mal de temps mon album préféré de Michael Jackson. Mais avec le temps, HIStory l’a détrôné. Alors, je ne vais pas compter la partie compilation mais plus la partie album. L’album commence fort avec Scream, duo  Janet. Rien n’est a jeter dans cet album pas même Your are not alone, la balade mielleuse J’assume. De plus que YANA fut une des toutes premières chansons et clips que j’ai écouté et vue de MJ lors de sa sortie. Pour comprendre cet album, j’estime qu’il faut connaître le long parcours du combattant de la vie de l’artiste. Je parle surtout pour Childhood et Tabloïd Junkie par exemple. Earth Song est d’une putain de puissance : l’instru, la voix de Michael, les chœurs derrières et de plus LE CLIP ! Mon préféré de tout les temps (et je l’ai vue à la télé quand j’étais petite à l’époque !). Michael nous surprend aussi avec une chanson assez lugubre racontant l’histoire d’une petite fille qui a été tuée ou qui s’est suicidée (Little Susie) avec un prélude classique (Pie Jesus). Même si ça ressemble un peu au style de Dangerous musicalement, on s’en qu’il y a une différence entre ces deux albums et c’est un véritable petit bijou.

Parlons de la voix de Michael qui n’est plus la même par rapport à celle des années 80, qui était plus douce. Cette fois, elle est plus sérieuse, plus mature et surtout plus dure ! Il transmet à la perfection ses peines, douleurs et colères.

Je suis tombée sur un livre sur la période HIStory sur le site de MJFrance et il m’a fait de l’œil. Je me le procurerais plus tard (j’ai trop de livres à prendre !) et j’ai hâte de découvrir des choses dont j’ignore encore.

Mes chansons préférées :

Stranger in Moscow
Earth Song
They don’t Care About Us
History
Tabloïd Junkie
D.S
Money

Sources :
https://fr.wikipedia.org/wiki/History_(album_de_Michael_Jackson)
https://en.wikipedia.org/wiki/HIStory_World_Tour
Certaines images on été trouvées sur Google Images mais certaines sont de MJJPictures.com, je les reconnais grâce au copyright sur le côté mais je ne trouve plus du tout le site en question.

J’aurais pu sortir cet article le 29 août, le jour de l’anniversaire de Michael, mais bon , j’ai envie de le sortir maintenant parce que c’est moi qui décide après tout 🙂

Listen Without Prejudice vol 1 de George Michael

Wesh ! Je vais parler d’un album d’un artiste que j’aime particulièrement à savoir Georgios Kyriacos Panayiotou aka George Michael.
Ma mère a toujours kiffé George Michael et puis, on peut dire que les goûts se transmettent puisque j’ai également fini par le kiffer. J’ai découvert l’artiste grâce à ma mère, et la gamine que j’étais connaissais déjà I Want You Sex… oui oui. Puis ensuite, y a eu Freeek !, Flawless , Faith puis Amazing dont le clip passait en boucle sur MTV Portugal durant l’été 2004. C’est par la suite avec internet que j’ai fini par m’intéresser un peu plus à sa musique.

Petite anecdote pour les gameurs et gameuses plus particulièrement les fans de FF : J’ai appelé le robot Omniborg qui est dans FF8 George Michael parce bizarrement, je perdais tout le temps contre de lui dans le jeu et lorsqu’il y avait le combat contre lui, il y avait tout le temps la chanson Freeek ! sur NRJ à l’époque. Depuis, c’est devenu un running gag entre mon frère et moi.

« I’ll be your sexual freeek ♫  !!! »

Personnellement, George Michael est trop sous-estimé alors qu’ils mérite tellement plus de reconnaissance bien qu’il l’ai eu de son vivant bien évidemment, mais pas assez à mon goût. Il a su se hisser au hit parade US (c’est un artiste made in UK, oui cette précision est importante) et a pu « rivaliser » avec le Big 3 de 1958 des années 80 à savoir, Madonna, Michael Jackson et Prince. Je risquerais de parler d’un autre album de cet artiste dans un prochain article.

Parlons de l’album

Après le gros succès planétaire qu’a été Faith, George Michael veut hisser la barre un peu plus haute. Après avoir gagné 3 American Music Awards dont le prix du meilleur artiste masculin pop rock et du meilleur artiste masculin Soul/R&B et aux Grammy, Faith est élu meilleur album de l’année 1988. Néanmoins, ces récompenses n’ont pas été du goût de Gladys Knight et du groupe Public Enemy qui ont estimé qu’un blanc qui gagne face à Bobby Brown (oui celui de Whitney) ou Michael Jackson n’est pas normal… Hum hum, on leur a expliqué que George a été très inspiré par la musique Soul ?
Un autre artiste noir* , Stevie Wonder a défendu l’artiste dans l’excellent documentaire crée par George Michael himself, Freedom, dans lequel il dit ironiquement :

« George est blanc ? *sourire* Sérieux ?! J’y crois pas ! Il est aveugle hein ? *sourire* »

ou encore de façon plus sérieuse :

« La musique ne dépend pas de votre couleur de peau. Il n’y a pas de la Soul d’un côté et de la Pop de l’autre. Je trouve cela dépassé »

Suite à ça, George Michael décide de travailler sur un prochain album qu’il appellera Listen Without Prejudice )faisant écho à ses détracteurs) et décide d’en faire deux volumes. Le premier volume sort en septembre 1990 sous le label EPIC et George ne souhaite pas faire de promo pour cet album. Un pari risqué pour le coup ! La raison est qu’il ne veut pas qu’on le désigne en tant que Pop Star mais plutôt en tant qu’artiste auteur-compositeur (mais il accepte d’accorder quelques interviews). Cet album n’est pas seulement que de la musique, mais il est aussi le symbole de l’émancipation de l’artiste. Malheureusement l’album n’aura pas de suite suite au procès George Michael VS Sony.

Soudain, j’étais banni de toute les radios noires, l’album Listen Without Prejudice, c’était ma façon de dire : « voici un disque avec du gospel, du R&B et des trucs très blancs ». Je voulais juste qu’on me laisse être les deux, sans choisir l’un ou l’autre. 

George Michael à propos de l’album. Phrase tiré du documentaire Freedom.

D’ailleurs, il n’apparaît dans un aucun clip. Par exemple, Praying for Time, c’est juste les paroles de la chanson sur fond noir… (Idéal pour vos soirées karaokés !) et Freedom 90′ qui nous offre tout un beau casting et c’est-le-cas de dire puisque les Super Models (femmes comme hommes) comme Naomi Campbell, Cindy Crawford ou encore Linda Evangelista y figurent. Signé par David Fincher, le clip est même très symbolique puisqu’il montre complètement que la période « Superstar » de Faith est derrière l’artiste (notamment avec la veste en cuir qui prend feu et le jukebox qui explosent, objets qui figurent dans le clip Faith).

Brûûûûûûle saloperie, brûle !

Dans la pochette de l’album, George n’y apparait pas non plus. Pour l’histoire, c’est une photo d’un plage (Coney Island Beach) de Weegee datant de 1940. Mais le nom de George Michael y figure (alors qu’à la base, il ne voulait pas). Dans l’album, l’artiste a fait une reprise de They Won’t Go When I Go de Stevie Wonder, dont ce dernier fut très content d’avoir entendu la version de son ami. Le refus d’en faire une promo est un peu incompris notamment par le grand Frank Sinatra qui lui adressa une lettre ouverte dans le New York Times, lettre dans laquelle il lui dit de « ne pas gâcher son talent et d’accepter la célébrité ». Très têtu, George fait une tournée mais ne chante que peu de titres de l’album ; en revanche, il reprend beaucoup de chansons qu’il affectionne (le nom de la tournée est Cover to Cover). L’album s’écoule à 8 millions d’exemplaires en 1991 soit bien moins que Faith et pourtant, il s’est hissé au sommet du Hit Parade. C’est à ce moment-là que des tensions entre l’artiste et sa maison de disques s’installèrent.

« Ce n’est pas moi qui fait la piano. Et ça, je lui en ai toujours voulu »

Elton John concernant le morceau Freedom 90′ (j’avais envie de placer cette citation amusante et bon enfant puisqu’ils étaient amis)
Que du beau monde !

Qu’est-ce-que j’en pense ?

C’est tout simplement mon album préféré de George Michael pour sa variété de styles et son côté émancipant. L’album commence très fort avec Praying for Time qui laisse un message engagé (pour pas mal de personnes et d’artistes dont Liam Gallagher, ce titre fait penser à du John Lennon). On sent qu’il a mi vraiment tout son cœur dans cet album et il y a un côté indé. Tantôt on a envie de bouger avec Freedom 90′ ou Soul Free, tantôt on a envie de se poser en réfléchissant sur Mother Pride**. Il a d’ailleurs repris son morceau Heal The Pain avec Paul McCartney (le duo figure dans la version deluxe de l’album). De la guitare, du piano, de la dance, du jazz, il en a pour tout les goûts et sa voix me transporte complètement dans différentes atmosphères. Je trouve dommage que les affectionados de l’artiste ne retiennent que Faith et passent à côté de celui-ci, Older ou encore Patience. Je ne peux que conseiller cet album pour les amateurs de musiques.

Mes titres préférés

Alors, franchement c’est dur j’aime tout dans cet album… mais bien sûr, je ne vais pas cacher mes favori :
Praying for Time
Freedom 90′
Something to Save
Mother Pride
Soul Free

*je n’aime pas tellement le désigner comme tel car ce n’est qu’un détail mais là, il est assez important de le souligner
**Je ne sais pas pourquoi, mais la mélodie de cette chanson me fait penser à une musique de FF… aller deux références à FF dans un seul article !
Je me suis aidée de la page Wikipédia sur George Michael et sur l’album, du site George-Michael-News, du documentaire Freedom (dispo jusqu’au 28/02 sur ARTE.TV) et d’après mes propres connaissances. Les images et gif on été trouvés sur Google Images.

Chris de Christine and the Queens

Ou mon album préféré de l’année 2018 ! Nan franchement, rien n’est à jeter dans cet album personnellement. Si on aime le côté eighties et funky, c’est le top ! J’avais adoré Chaleur Humaine mais Chris le surpasse complètement. Lorsque je suis allée écouter et voir le clip de 5 Dollars, j’ai été agréablement surprise par son changement de look. Bien sûr, j’ai direct accroché avec la chanson dont je n’ai pas arrêté d’écouter en boucle ! C’est en regardant une story Insta d’un ami que j’ai su quand sortait son album et dès sa sortie, c’était direction Deezer ! (Depuis, il m’accompagne souvent durant mes séances de cardio-training, ça aide pas mal quand même !)
Précision : c’est un double album qui contient le version française et anglaise.

gif trouvé sur google images

C’est une artiste métamorphosée qu’on retrouve. Coupe de cheveux à la « garçonne’, look androgyne, changement de nom d’artiste (elle abandonne le -tine and the Queens pour faire place au simple Chris), jouant la carte de l’ambiguïté sexuelle.
Chris a collaboré avec Dâm-Funk pour Damn, dis-moi (Girlfriend pour la version anglaise). La chorégraphie du clip (qui a fait l’objet d’un article New York Times) a été réalisé par le collectif (LA)HORDE et s’inspire beaucoup du clip Bad de Michael Jackson (grande source principale d’inspiration pour l’artiste) et de la comédie musicale West Side Story. Le tout avec une touche de LGBT+.

« C’est moi, tout court: plus ancrée, plus fière, plus drôle, et sacrément horny (excitée) […] »

Chris dans le site Genius (!)

D’autres titres ont suivi, La Marcheuse dont le clip possède un bel esthétisme et un côté touchant (la chanson parlerais de violences conjugales), 5 dollars, Doesn’t matter et Comme si on s’aimait. Les chansons extraites de l’album sont toujours illustrées par des clips avec toujours de belles chorégraphies (sauf pour 5 dollars, clip dans lequel Chris joue le rôle d’un(e) escort S&M en pleine routine matinale, routine qui pourrait rivaliser les morning routines des youtubeuse beautés ^^).
Certes, y a une version anglaise et française mais, chacune possède un ou deux titres inédits. Dans VF, nous avions Bruce est dans le brouillard et Le G tandis que dans la VA, ces deux titres sont remplacés par Feel so good.

J’aime absolument toutes les pistes, mais j’ai quand même des favoris !
Comme si on s’aimait
La marcheuse
Damn dis-moi
Goya Soda !
Feel so good
L’étranger