Music – Album #8

18 ans. C’est l’âge de la carrière de Madonna en l’an 2000. 18 ans de d’innovation, de changements de look, de scandales, de provocation, de hauts et de bas et surtout de surprises
En 2000, le paysage musical est dominé par deux nouvelles popstars issues de la nouvelle génération Pop : Britney Spears et Christina Aguilera. Pourtant, Madonna n’a aucunement peur de la nouvelle concurrence, bien au contraire. Après avoir fini d’enregistrer son prochain album, elle se confiera à une de ses amies : « Dire qu’il va falloir que je partage mes passages radio avec Britney et Christina ». Salée, mais rien n’arrête la madone !

Do you like my acid rock ♫

A la recherche d’un son nouveau

Alors qu’elle vient à peine de se remettre du succès de Ray Of Light, Madonna souhaite se lancer dans une nouvelle tournée. Pourtant, 6 ans en arrière elle affirme que le Girlie Show sera sa dernière. Malheureusement, le tournage du film Un couple presque parfait ayant commencé et sa deuxième grossesse l’empêchent de la préparer.

Sous les conseils de sa maison de disques, Madonna retourne en studio et retrouve William Orbit. Mais en composant les futures pistes de l’album, elle se rend compte que les chansons sont similaires au prédécesseur et rejette même les plus ambiants. Son manager Guy Oseary lui envoie une démo d’un certain Mirwais, ex-guitariste et compositeur du groupe des années 80 Taxi Girl (Cherchez le Garçon). Toujours à la recherche d’innovation, Madonna s’intéresse de près au son très futuriste de Mirwais et fini par le rencontrer. Au début, la barrière de la langue rend la communication assez dure mais finalement, ils finissent par s’entendre.

Je l’ai écouté et c’était comme si j’entendais une voix qui me disait : « Ça, c’est la sonorité de l’avenir » . Il faut que je rencontre son auteur

Rolling Stone Magazine

3 semaines après la rencontre, le travail avait déjà commencé. Même si cet album est majoritairement produit par la french touch de Mirwais, Orbit, Guy Sigworth (Seal), et Mark Stent (U2, Björk) sont également de la partie. Orbit produit Runaway Lover, Amazing et la dernière piste de l’album, Gone. Sigworth et Stent se sont chargé de What It Feels Like For A Girl, chanson féministe dont l’intro commence par un speech de Charlotte Gainsbourg tiré du film The Cement Garden.

Madonna puisse son inspiration sur le reflet du Monde qui se préparait alors à entrer dans le 3e millénaire. Tout le monde voyait en l’an 2000 comme étant LE futur mais également le manque de faire un show pour une partie de l’album et sa situation amoureuse pour un autre également d’après ses déclaration dans une interview pour The Face (magazine culturel britannique).
En 1999, Sting lui présente le réalisateur britannique Guy Ritchie (Snatch ou encore Sherlock Holmes) et elle tombe rapidement amoureuse de lui qu’elle lui dédie la chanson I Deserve It : « this guy is meant for me » jeu de mot avec guy pour le prénom de son cher et tendre mais également pour le désigner en tant que mec (la traduction du mot).

Au niveau du son, la madone obtient ce qu’elle souhaite, un son encore plus futuriste que Ray Of Light grâce à la pâte de Mirwais notamment avec Impressive Instant, un chanson typiquement transe et acid-techno.
Dès les premiers secondes de la chanson éponyme alors toute première piste de l’album, on découvre la voix androgénisée de Madonna grâce à l’utilisation du vocoder. Le ton est donné ! Pour la petite histoire, c’est en assistant à un concert de Sting que Madonna eu l’idée des paroles de la chanson (j’en dirais un peu plus dans un article consacré à la chanson).
Premier single à sortir en août 2000, c’est un carton critique et commercial qu’il devient le 12e single de Madonna à atteindre la 1ere place du Billboard Hot 100 US. Un tube qui devient alors une de ses chanson les plus populaires de son répertoire.

En tant que deuxième single, Don’t Tell Me est une chanson électropop mais très différente de Music puisqu’elle se dirige vers la country voire la folk avec des éléments de musique classique. Le morceau contient deux pistes vocales, l’unique et seule voix de l’artiste. Écrite par Joe Henry, qui a travaillé avec Joan Baez ou encore Salif Keita mais est également le beau-frère de la Queen of Pop. Initialement nommé Stop, Melanie envoie la démo à sa sœur qui n’a pas manqué de craquer dessus.

WIFLFAG est le 3e et dernier single à sortir. Normalement, Impressive Instant devait être le 4e single mais ça ne s’est pas produit à cause des différents entre Madonna et sa maison de disque (qui voulait que ça soit Amazing petite soeur de Beautiful Stranger) . La Warner décide toutefois de faire d’Impressive Instant un single promotionnel le 18 septembre 2001.

Pochette de l’album

Pour rester dans la french touch, c’est une photographie signée Jean-Baptiste Mondino qu’illustre l’album. C’est une Madonna avec un look de cow-girl arborant un chapeau et une tenue en jean adéquate un peu pailletée ajoutant ainsi un petit côté festif. C’est Mondino qui suggère à l’artiste de se vêtir ainsi. Plutôt réticente au début, c’est en voyant le résultat final que l’artiste approuve l’idée devenant ainsi un de ses looks les plus emblématiques de sa carrière.
Le logo est quant à lui une boucle de ceinture sur laquelle on peut voir entre le nom de l’artiste et celui de l’album, un cow-boy en train de faire un rodéo.

C’est d’ailleurs le premier livret d’un album de Madonna a ne pas contenir des paroles.

Différentes éditions

Si l’édition américaine contient 10 pistes, l’édition européenne se voit rajoutée une supplémentaire avec le titre American Pie alors bande originale du film Un couple presque parfait (dont l’originale est de Don Mclead). L’Australie et le Japon ont eu droit à Cyber Raga, une sorte de Shanti Ashtangi n°2 et le Mexique à une version espagnole de WIFLFAG qui devient Lo Que Siente La Mujer.

L’année qui suit sa sortie, Music est réédité avec des remixes et le clip de WIFLFAG en plus.

Promotion

Avant la sortie du single éponyme, Madonna laisse un message à l’attention de ses fans sur le site madonnamusic.com en leur promettant que Music est un album plus amusant et plus édulcoré que l’ambiant Ray Of Light.

L’album sort le 18 septembre 2000 et ce même jour, un chat y est organisée sur AOL entre l’artiste et ses fans. Pour rester dans le thème de Music, Madonna y organise une grande fête avec des strip-teaseuses comme dans le clip et apparaît dans de nombreuses émissions télé à travers le Monde dont une sur Canal + dans l’émission Nulle Part Ailleurs.

Encore un record !

L’album est majoritairement acclamé par la critique. Selon le Rolling Stone Magazine, Music est une version brute et improvisée de Ray Of Light tout en saluant le choix de l’artiste de concevoir une album plus « instinctif » que les anciens.

Dix jours après sa sortie, plus de 4 millions d’exemplaires sont vendus aux Etats-Unis. Dans 23 pays, Music s’est hissé à la 1ere place. Depuis Like A Prayer, aucun de ses albums n’avait pas atteint cette place même ROL qui, je le rappelle, s’est vu la route barrée par la BO de Titanic.
En France, il occupe également la première place du classement pendant 2 semaines avec ses 760 031 exemplaires obtenant ainsi le double platine. L’album est resté dans le classement jusqu’en 2002 soit quelque temps avant la sortie du single Die Another Day.

Un véritable succès planétaire qui fait de Music le 19e album le plus vendu de l’année 2001 pour ses 11 000 000 d’exemplaire vendus à travers le Monde.

Le son nouveau de Madonna se voit cinq fois nominés au Grammy Awards 2001 mais est uniquement récompensé dans la catégorie meilleur enregistrement de l’année. L’année suivante, c’est le clip Don’t Tell Me (réalisé par Jean-Baptiste Mondino) qui est nominé dans la catégorie meilleur vidéo clip.

Dans l’ouvrage (sorti en 2005) 1001 albums you must hear before you die de Robert Dimery (Vogue, Time Out), Music en fait partie.

Qu’est-ce que j’en pense ?

Encore plus futuriste que Ray Of Light, Music l’est. Si c’est bien le son du Futur pour moi, c’est le son de l’enfance. Je me souviens de moi à 10 ans, revenant des vacances et découvrant le clip Music à la télé. Bien évidemment, j’avais reconnu Madonna. Plus tard, c’est avec le clip Don’t Tell Me et je me souviens encore que j’ai directement aimé la chanson, la chorée du clip et son look. Son look cow-girl est d’ailleurs celui auquel mon frère attribue le plus à Madonna.

Assez parler des souvenirs d’enfance ! Qu’est-ce que j’en pense en 2021 ? C’est pour moi l’un de ses meilleurs albums. En fait, je vois en Music comme une sorte de deuxième épisode d’un série que je baptiserais L’Odyssée électropop de Madonna. Je m’explique :

• Le premier épisode : Ray Of Light avec Orbit.
• Le deuxième : Music avec Mirwais et un chouia Orbit
• Le troisième : American Life avec une fois de plus Mirwais et Stuart Price pour X-Static Process
• Et le quatrième : Confessions On A Dance Floor dont les places de Price et Mirwais ont été cette fois échangées.

Bon est-ce que tu me suis là ?

Le mariage entre l’électro avec la pop, le rock, la guitare sèche de Mirwais et la country est vraiment efficace. Quant au vocoder, il est utilisé de multiple manières : la voix de Madonna y est tordue, déformée, masculinisée même. Quand il n’est pas utilisé, sa voix est plus profonde, on sent encore son évolution depuis les cours de chants qu’elle a suivit.
Grâce au son aquatique de Orbit, celles et ceux qui ont adoré Ray Of Light ne risquent pas d’être dépaysé.es même si ses productions sont plutôt minimes.

Avec un producteur et un photographe français, autant utiliser la french touch jusqu’au bout en nous surprenant à chanter un couplet entièrement en français dans le magnifique Paradise (Not For Me). Je ne sais pas si c’est à cause de la vidéo d’interlude du Drowned World Tour, mais j’ai l’impression qu’il y a un côté japonais dans cette chanson.

Music est une chanson typiquement électropop flirtant un peu avec des élément disco qui rappelle fortement ses anciens tubes comme Holiday. C’est une excellent choix de premier single. Je dois avouer qu’à une période, je ne pouvais plus écouter cette chanson. Sans doute trop entendue.

What It Feels Like For A Girl est une de mes préférées de l’album par son message mais musicalement. J’ai longtemps préféré la version de l’album qui est bien plus calme que la version du clip (un remix de Paul Oakenfold) puis finalement, j’en suis devenue fan. Il y a une dizaine d’années, je me suis servie de cette chanson pour faire un montage vidéo sur Final Fantasy VI avec le (très) peu de cinématiques issues de la version PS1. Désormais, je pense à Terra et Celes lorsque je l’écoute aha !

Avec Impressive Instant et Runaway Lover, mon imagination m’emmène régulièrement dans une dimension cyberpunk tandis qu’avec les balades I Deserve It et Gone, je suis plutôt dans une dimension calme.

La particularité de cet album est du fait qu’il ne soit pas un album concept comme le sont Erotica ou encore American Life mais également un album dans lequel les chansons sont plutôt inégales. Un coup nous sommes dans un monde festif, un coup dans un autre futuriste (j’aurais dû mettre un conteur de ce mot !) ou encore au fin fond du Far West. Inégal mais varié.

Si Madonna s’est un peu calmée pour Ray Of Light, pour Music elle a décidé de se lâcher un peu, de ne pas se prendre la tête mais attention, ça ne signifie pas autant que la qualité du son soit bâclée, bien au contraire.

20 ans après, Music ne vieilli absolument pas et reste encore un de ses albums les plus cultes et les plus apprécié de sa carrière. Pari gagnant pour la Queen of Pop !

Mes pistes préférées :

• What It Feels Like For A Girl
• Impressive Instant
• Paradise (Not For Me)
• Nobody’s Perfect
• I Deserve It

PS: Cet article m’a donné du fil à retordre. Je ne saurais dire pourquoi. Surement mon humeur du moment, qui sait ? En tout cas, si la qualité de mon écriture n’est pas jojo, n’hésite pas à me faire (gentiment) la remarque ! Ah oui, je cherche quelques bons bouquins sur les chanson de Madonna mais malheureusement, je n’arrive pas à en trouver des complets qui pourraient m’aider à écrire mes articles. Ca m’éviterais également de me baser sur Wikipédia même si la qualité des page sur ses albums sont plutôt très bonnes et complètes. Merci d’avance 🙂

Sources :
Madonna, la biographie intime de J. Randy Taraborrelli
https://www.rollingstone.com/music/music-news/madonna-gives-birth-to-a-baby-boy-196601/
http://www.mtv.com/news/1431551/update-madonna-promises-funkier-edgier-new-album-talks-club-dates/
https://en.wikipedia.org/wiki/Music_(Madonna_album)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mirwais_Stass
https://paradisehunterblog.wordpress.com/2020/10/03/music-makes-the-people-come-together/ (pour l’info concernant Impressive Instant)

Ray of Light – Albums #8

La décennie 1990 n’a pas été très cool pour la carrière de Madonna surtout depuis Erotica et ses dérivés. Pourtant, elle a sorti de belles perles comme la chanson Bedtime Story dont le clip est l’un des plus onéreux de toute les temps, sa période balades en 1995 et surtout son rôle d’Eva Perón dans le film Evita. Entre temps, Madonna s’est posée pas mal de questions sur sa vie, son existence, sa manière de voir le choses et surtout, elle a fini par goûter aux joies de la maternité en donnant naissance à une fille, Lourdes. La Queen of Pop a voulu nous partager ces grands changements de sa vie dans un un seul et même album qui est devenu l’un des meilleurs de la fin des années 90 et le plus ambitieux de sa carrière.

Parlons de l’album

En 1997, Madonna avait prévu de retravailler avec Babyface (c.f l’article sur Bedtimes Stories) mais finalement, elle décide de changer radicalement la direction artistique car les chansons étaient beaucoup trop similaires à son précédent album.
Revenons en 1990. Un compositeur de musique électronique britannique du nom de William Orbit remixe Justify My Love mais également Erotica deux ans après et l’année suivante, I’ll Remember. Orbit a remixé et collaboré avec pas mal d’artistes comme Seal, les All Saints, Pink ou encore Etienne Daho et en 1997, il a déjà 6 albums à son actif. Madonna admirait déjà son son trance et ambiant notamment ses deux premiers albums et c’est grâce à son manager, Guy Oseary qu’elle finira par collaborer avec Orbit. Même s’il s’est très peu impliqué dans l’album, elle retrouve Patrick Leonard alors absent pour Bedtime Stories et un nouveau collaborateur est venu rejoindre l’équipe à savoir, Rick Nowels (Dido, Lana Del Rey…) qui écrira The Power of Goodbye, Little Star et To Have and Not To Hold.

L’enregistrement a été assez dur en raison des pannes d’ordinateurs dans lesquels Orbit travaillait mais finalement, grâce à la nouvelle voix de Madonna, voix qu’elle a pu travailler lors de ses cours de chants pour son rôle titre dans Evita, le projet a pu finir en 4 mois environ (un temps record record !).
Marius De Vries (qui était déjà présent pour l’album précédent) est arrivé à la fin de l’enregistrement mais sa présence et son travail ont donné une belle touche finale aux chansons.

Très inspirée par ses études spirituelles et philosophiques et par la naissance de sa fille, Madonna nous parle de la célébrité dans Drowned World/My Substitute for Love dont le titre est emprunté au roman Drowned World de J.G Ballard, de la maternité (Nothing Really Matters et la jolie berceuse Little Star), de spiritualité, de ses peines de cœurs (?) et de la mort (Mer Girl, Swim). Shanti/Ashtangi est la seule chanson non-anglophone puisqu’elle y chante en sanskrit dont le texte est une adaptation de Shakaracharya qui est issu du yoga Taravali.

En France, Ray of Light sort le 2 Mars 1998 et c’est un véritable carton puisqu’il est certifié 3 fois disque de platine. Tout le monde parle d’une nouvelle Madonna au look plus naturel, plus zen mais Madonna reste Madonna et elle change pas mal de looks : Brune, blonde, gothique ou encore japonaise comme si elle était tout droit sortie d’un animé. Le son est très futuriste, électro, dance voire trance, rock, trip-hop ou encore tribal.

Comme elle est devenue une adepte de la Kabbale (un courant mystique de la Torah), elle a tenu à ce que l’album contienne 13 pistes, nombre qui est d’une grande importance pour plusieurs raisons (si tu es intéressé.e, clique sur ce lien). En revanche, les versions japonaise et australienne contiennent une piste supplémentaire, le doux et onirique Has To Be.

La pochette de l’album est signée Mario Testino, le photographe préféré de Lady Diana. On y voit Madonna les cheveux au vent et d’un blond doré et naturel et dont le regard semble plus apaisé.

Frozen, Ray of Light, Drowned World, The Power of Goodbye et Nother Really Matters sont sorties en singles et chacune de ses chansons possèdent de somptueux clips réalisés entre autres par Chris Cunningham, Jonas Akerlund ou encore Johan Renck.

L’album est salué par la critique dont Rolling Stone magazine et Les Inrock qualifient l’album d’ambitieux et le considèrent comme étant le plus abouti de sa carrière. Dès la première semaine, ROL s’est hissé à la deuxième place du Billboard 200, un record pour une artiste féminine mais il n’arrivera pas à piquer la première place à la bande-son du film Titanic. Par contre, c’est son 5e album à atteindre le sommet et se place à la première place au Royaume-Uni, Canada ou encore en Allemagne. A travers le Monde, le rayon de lumière de Madonna s’est vendu à plus de 20 000 000 exemplaires.
D’après Taraborrelli, l’album est audacieux et rafraîchissant tandis que la chanteuse britannique Adele a avoué que ROL a été l’une de ses sources d’inspirations pour son album 21.

La madone doit beaucoup à cet album qui a, selon elle, été l’album qui a été responsable de son accomplissement artistique mais encore, elle a enfin eu son tout premier Grammy Award en 1999. Elle gagne le prix du meilleur album pop (le titre éponyme et son clip également) et pour la première fois après 16 ans de carrière, c’est en kimono signé Jean-Paul Gauthier qu’elle chante en live Nothing Really Matters à la même cérémonie.

Avant la mise à jour qui a eu lieu en septembre 2020, le Rolling Stone Magazine avait classé l’album à la 367e place des 500 meilleurs albums de toute les temps. A présent, il a remonté à la 222e. VH1 place l’album à 10e place des 100 meilleurs albums.

Qu’est-ce que j’en pense ?

Nous sommes à une époque où les boys et girls band ou chanteurs/chanteuses pour ados dominent les charts et on pensait que Madonna était de l’histoire ancienne mais que nenni, elle est revenue pour prouver qu’elle est là pour rester.

ROL est mon album de chevet, celui qui me transporte dans un tout autre univers. Je pourrais en faire des articles sur chaque chansons de l’album tellement je l’aime. Le fait que ça soit mon album préféré n’est sûrement pas une coïncidence… je ne sais pas mais bizarrement, c’est l’époque où j’ai réellement découvert Madonna avec Frozen comme je l’ai dit dans ce lien. L’ambiance de l’album me rappelle l’époque où j’ai découvert pas mal de choses comme la Playstation première du nom ou lorsque j’étais complètement fan des Spice Girl ou des Razmokett.

Lorsque j’écoute Sky Fits Heaven, j’ai l’impression d’être dans un animé voire même dans un jeu vidéo (celles et ceux qui ont vu le Drowned World Tour savent de quoi je parle) et je me dis que cette chanson aurait pu faire un super single quand même. Avec le dance-rock Ray of Light, j’ai toujours cette image du futur que nous imaginions à l’époque. Malgré son thème plus ou moins sombre, Swim et ses riffs de guitare des mains d’Orbit me transportent dans un monde totalement aquatique. L’eau et l’air sont les éléments auxquels j’attribuerais à cet album et c’est justement mes éléments de prédilection étant verseau ascendante cancer ! Frozen est à son image, froid, mélancolique mais tellement magnifique. Mer Girl m’a souvent détendue mais récemment, cette chanson (et FF9) m’a aidée à surmonter la mort de mon Tsuki. Bref, Madonna est au sommet de son art à cette période et l’a été durant une bonne partie de la décennie suivante.
Même les démos de l’album je les adore, je pourrais en parler pendant longtemps. D’ailleurs, c’est grâce à Madonna que j’admire le travail de William Orbit en particulier ses albums Hinterland et Strange Cargo.

Je suis fan de ses look en particulier la tenue geisha dans Nothing Really Matters et Ray of Light. La quarantaine l’a rendue magnifique et rayonnante (lolilol).

Quand on compare sa voix à celle qu’elle avait au début de sa carrière à celle de Ray of Light, on sent qu’il y a un gros changement. Aujourd’hui, j’ai l’impression que sa voix n’est plus vraiment aussi excellente qu’avant et même si je l’aime toujours et en particulier en live, des petites sessions de révisions lui feraient du bien. Après oui, en vieillissant, ça change.

C’est fou, je n’arrive pas à lui trouver de défaut à cet album, est-ce que je suis objective ? Suis-je trop fan de l’univers ?
L’album de la maturité, c’est ainsi que je le vois. A l’aube de ses 40 ans, ce n’est plus la même midinette de 1982, mais cette même midinette qui vivait dans un appartement miteux à New York a pu être fière d’elle.

Quelques titres à écouter !

Cette fois, pas de liste de mes titres préférés. Honnêtement, par défaut je dirais Frozen, puis après Sky Fits Heaven mais je les aime tous.

Sky Fits Heaven

Candy Perfume Girl

The Power of Goodbye
avec le beau Goran Visnjic.

Sources:
Mes propres connaissances
https://en.wikipedia.org/wiki/Ray_of_Light
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ray_of_Light
https://www.mad-eyes.net/music/ray-of-light/has-to-be.html
https://www.tsugi.fr/20-ans-cette-annee-ray-of-light-la-transformation-spirituelle-et-electronique-de-madonna/

Bedtimes Stories – Albums #7

En 1994, Madonna a perdu un peu de son public et de crédibilité face aux médias et critiques. Le clip d’Erotica, le livre SEX, le film Body et autres provocations (dont la fameuse interview où elle avait dit 13 fois « fuck »), ce fut trop. Afin de tourner la page d’Erotica, elle décide donc d’abandonner son image sexuelle et de prendre une autre plus raffinée et elle en fait le serment dans une vidéo promotionnelle en compagnie de la petite Jessie, la fille de Patrick Léonard.

Parlons de l’album

Le travail commence au printemps 1994. A la base, Madonna voulait retravailler avec Shep Pettibone mais c’est en écoutant les albums du moments et en particulier Pendulum Vibe d’une certaine Joi et produit par un jeune producteur, Dallas Austin que l’envie de découvrir de nouvelles sonorités lui vint. Nellee Hooper célèbre pour avoir produit le groupe Soul II Soul (Back To Life), Massive Attack ou encore Garbage, Dave Hall (Mariah Carey, Mary J. Blige), Babyface (Whitney Houston, Toni Braxton) font également parti du projet. La fée islandaise, Björk lui écrit la chanson Bedtime Story, chanson dont j’en parlerais sûrement dans un article. Madonna voulait également collaborer avec les Massive Attack mais finalement, ça sera pour une chanson qui figurera dans la compilation Something to Remember qui sortira l’année suivante.

Je voulais beaucoup plus qu’une ambiance R&B pour cet album. L’idée était de juxtaposer ma manière de chanter avec la grande âme et sensibilité du hip-hop et le résultat final sonne toujours comme étant un son Madonnesque. J’ai commencé le projet en rencontrant les producteurs de hip-hop dont j’admirais le plus le travail. J’ai commencé un peu plus tard à travailler avec Nellee mais parce que il était très innovant et créatif, je suis donc retournée vers lui afin de proposer de retravailler avec certaines des premières chansons. J’ai prit l’arrangeur de corde que j’ai utilisé pour les chansons de Nellee et je les ai mi dans le matos avec lequel Dallas produit. Tout le monde influençait les autres.

Madonna à propos de la conception de BS (traduit par mes soins… oui ce n’est pas parfait…)

L’ambiance de l’album est un peu plus romantique, intime parfois, indé, doux et groovy pour un style aux sonorités hip-hop, pop, une petite touche de trip-hop par-ci et d’éléctro par là (surtout avec Bedtime Story). Babyface ajoute quant à lui des sonorités asiatiques pour Take a Bow et sa voix en tant que choeur (il a fait de même pour Forbidden Love). Dans I’d Rather Be You Lover, le rap est de Meshell Ndegeocello, une artiste de sa maison de disque. Dans la version démo de cette chanson, c’est la grande star venu de la West Coast à savoir, Tupac qui rappe ! J’en parlerais bien évidemment bien plus tard.

Les thèmes abordés tournent autour de l’amour mais également de la solitude (Love Tried To Welcome Me). Madonna commençait déjà à se poser des questions sur son existence et de ce qu’elle a pu accomplir et surtout pu ressentir à presque 36 ans. Elle y évoque la mort de sa mère dans Inside of Me qui possède une ambiance faussement sensuel et bien évidemment, la période Erotica avec Human Nature qui est une belle manière de clore ce chapitre sulfureux.

Des samples ont été utilisés dans certaines chansons comme par exemple Back and Forth d’Aaliyah (sorti la même année) pour Inside of Me. Dans Sanctuary, Love Tried To Welcome Me et Forbidden Love,l’artiste cite des poètes et écrivains comme Proust,George Herbert et Walt Whitman.
Du côté des inédits, les plus connus des fans sont Freedom, Your Honesty (qui figure dans le Remixed et Revisited) et Let Down Your Guard qui est la face b du single Secret. Pour composer Take a Bow, Babyface et Madonna ont puissé leur inspiration sur la la chanson Ue O Muite Aruko de Kyu Sakamoto, plus connue internationalement sous le titre de Sukiyaki.

L’album sort le 25 octobre 1994 et Madonna décide de sortir en premier temps Secret, le 27 septembre 1994. C’est une Madonna différente, plus raffinée et surtout moins sulfureuse qu’on y voit dans le clip de la chanson. Surprise, elle a désormais un piercing au nez et au nombril. Dans le clip de Take a Bow, elle arbore un look plus glamour et c’est d’ailleurs ce clip qui fera office de lettre de motivation pour jouer le rôle d’Eva Perón dans Evita. Suivent ensuite Bedtime Story et pour finir Human Nature.

La pochette de l’album est du photographe français Patrick Demarchelier dont le nom est très lié à Dior mais aussi à Lady Di. Madonna y possède un look à la Jean Harlow, une de ses actrices préférées. D’ailleurs, la pochette a deux versions, une où on aperçoit l’artiste à l’endroit et une autre où elle est dans le sens inverse. Cette pochette n’était pas celle à laquelle la madone avait penser à mettre. En effet, en effectuant des sessions de photoshoot avec Paolo Roversi, elle avait choisi une des photos pour l’album qui était prévu de base (avant que ça ne devienne le définitif) mais le label a refusé la jugeant trop floue (c’est la 6e photo du diapo est un des photos de Paolo Roversi. J’ignore si c’est celle-là ou non).

Malgré sa popularité moindre par rapport à Like a Prayer ou encore True Blue, Bedtimes Stories a reçu de bonnes critiques notamment celles de Stephen Thomas Erlewine d’All Music qui lui a attribué 4 étoiles sur 5 et décrivant l’album comme étant « chaleureux, plus humain et plus ouvert ».
Au niveau des négatives, Allen Metz et Carol Benson l’ont jugés comme étant un manque de prise de risque et qu’il n’offrait pas le même sentiment de hype que LAP ou ses débuts. Cela n’a pas empêché l’album de se positionner à la première place des charts australiens et la deuxième en France (2 fois disque d’or), Portugal et Royaume-Uni. En tout, Bedtimes Stories a été vendu à environ 8 000 000 d’exemplaires dans le Monde.

En mars 2020, en pleine crise du Covid 19, soit 25 ans après sa sortie, l’album a fait l’objet d’une promo dans les réseaux sociaux de la part des fans. Un hashtag a été créé pour l’occasion, #JusticeForBedtimesStories . Grâce aux fans, l’album a atteint la première place sur iTunes dans plusieurs pays. Surprise, Madonna n’a pas hésité à faire un tweet afin d’exprimer sa joie et sa gratitude envers son public.

Qu’est-ce que j’en pense ?

Cet album, je l’ai aimé à la première écoute mais pas autant que certains. C’était, je crois un des albums que j’écoutais le moins en boucle mais quelques années après, j’ai appris à l’aimer de plus en plus à sa juste valeur. J’aimais en particulier les singles, Secret et Take a Bow en particulier. Pour la petite histoire, je cherchais partout cette chanson car je l’avais entendue à la fin du dernier épisode de la première saison de Friends. En tant que chansons d’album, c’était surtout Survival , Love Tried To Welcome Me et Sanctuary que je considère comme étant une des chansons les plus mystique de Madonna. Un véritable poème qui possède une atmosphère que j’apprécie énormément.
En parlant d’atmosphère, je me suis rendue compte qu’il y en avait deux, la première partie jusqu’à Forbidden Love est plutôt groovy et lumineux malgré Inside of Me dans le lot. Elle commence donc avec Survival avec ces paroles : « I’ll never be an angel, I’ll never be a saint it’s true », ferait-elle référence aux critiques lors de sa période Erotica ?
La deuxième partie est, pour moi, plus intime, plus mystérieuse. En présentant l’album, j’ai dit que Madonna se questionnait sur elle-même. Est-ce que nous avions-là les prémices de son entrée dans la Kabbale ?
L’album se fini en beauté avec Take a Bow, une triste balade aux sonorité asiatiques. « Say goodbye », oui je confirme, c’est la manière parfaite pour terminer un album.

En tant que fan de Björk, j’adore Bedtime Story qui a bénéficié d’un clip magnifique rempli de références culturelles. Il est à ce jour, un des clips les plus coûteux de l’Histoire du clip vidéo. Les clips de cette périodes sont vraiment magnifiques. Si certains fans ne sont pas fan de l’album, ils ne pourront pas nier leur esthétismes.

En toute honnêteté, ce n’est pas son meilleur mais je pense qu’il est « sous-côté ». Cet album possède de belles pépites. D’ailleurs, lorsque j’étais sur MSN, j’avais partagé les paroles de Sanctuary à une de mes meilleurs amis. Elle les avait trouvé magnifiques et elle m’avait demandé le nom de la chanson. Je lui ai donc envoyé le lien vers Youtube, elle a craqué dessus et m’a demandé si je pouvais lui envoyer en ficher MP3. Sonia, si tu passes par-là, sache que j’ai pensé à toi lorsque j’ai rédigé l’article ♥ !

Au final, ne ne savons toujours pas quel est le secret de son « baby », n’empêche…

Mes morceaux préférés :

Bedtime Story
Sanctuary
Secret
Human Nature
Survival
I’d Rather To Be Your Lover
Love Tried To Welcome Me

Sources:
https://en.wikipedia.org/wiki/Bedtime_Stories_(Madonna_album)
https://www.mad-eyes.net/music/bedtime-stories/index.htm
https://madonna-infinity.net/forums/topic/16614-bedtime-stories-album-cover/?do=findComment&comment=702087

Erotica – Albums #6

En 1991, après (ou même pendant ?) sa tournée du Blond Ambition Tour et une compilation, Madonna a déjà une belle idée en tête pour un prochain album. Après avoir choqué avec Justify My Love et son clip sensuel, elle décide donc de dépasser ses limites. En effet, Madonna ne va pas seulement se reposer sur un clip ou encore un geste osé qu’elle aurait fait lors de son interprétation de Like A Virgin lors du BAT. Au cœur du scandale ? Du sexe ! L’article tombe à point nommé pour les 28 ans de l’album !

Parlons de l’album

Madonna choisi donc de travailler avec Shep Pettibonne, qui avait déjà remixé certaines de ses chansons et produit/composé Vogue et Rescue Me. Le travail aurait commencé dans l’appartement de ce dernier. Un autre collaborateur s’ajoute en la personne de André « Dre » Betts (Lenny Kravitz, Chaka Khan). La chanson phare de l’album était déjà en cours de production ainsi que d’autres chansons (une session de démo connue des fans sous le nom de The Rain Tapes). Ses choristes Donna De Lory et Niki Harris font les cœurs dans certaines chansons.

Parallèlement, la madone travaille sur d’autres projets, c’est-à-dire un livre et un film. Dans la foulée, elle sort la ballade This Used To Be My Playground, bande-originale du film Une équipe hors du commun, film dans lequel elle donne la réplique à Tom Hanks et Geena Davis. Un autre projet a vu le jour en 1992, une maison de disque sous le nom de Maverick Records (j’en parlerais dans un prochain article).

Je n’ai pas fait ça pour le succès. J’ai ma définition de l’art. J’ai des idées, des désirs, je suis inspirée par certaines choses, et aussi longtemps que je croirai en ce que je fais et que je serai sincère avec moi-même, je continuerai à m’exprimer. Et si mon clip peut exciter des gens, c’est aussi bien que de les voir feuilleter un magazine de cul !

Voilà qui est dit !

Madonna s’est créée une alter-ego du nom de Dita (le nom a été emprunté à l’actrice Dita Parlo) et nous met dans une ambiance froide, chaude, sombre et « malsaine » par moment, mêlent la dance, la pop, la house music et des sonorité hip-hop et jazzy. Cet album, considéré comme étant un album-conceptuel, a pour thèmes le sexe (Erotica, Where Life Begins), l’amour (Rain, Words), la solitude (Bad Girl), le coming-out (Deeper and Deeper), La tolérance (Why It’s So Hard ?) ou encore la rupture amoureuse (Bye Bye Baby). Une belle continuité à Justify My Love.
Qui dit sexe et amour, dit SIDA. Très investie dans la lutte contre cette maladie et ayant perdu pas mal d’amis (dont Keith Haring), Madonna tenait à en parler dans l’émouvante In This Life, une chanson bien différente des autres puisqu’elle s’est entourée de la New York Phillarmonic Orchestra afin de mieux accentuer son ton dramatique et triste.

Erotica contient un sample d’une chanson chrétienne chantée par la chanteuse libanaise Fairuz dont cette dernière avait voulu poursuivre Madonna en justice pour plagiat. Heureusement, l’histoire s’est finie à l’amiable. Ce sample figure également dans le remix de Justify My Love/The Beast Within sorti en 1991. Pettibone avait décidé de rajouter un échantillon de Jungle Boogie des Kool and The Gang. Pour Deeper and Deeper, elle décide de s’auto-sampler en y plaçant un passage de Vogue.
En reprenant Fever, Madonna s’ajoute donc à la longue liste des artistes l’ayant chantée. Originalement chanté par Little Willie Jean, Fever doit sa popularité à Peggy Lee. La version clip est une toute autre par rapport à celle de l’album.
Did You Do It ? Est une sorte de reprise-parodie version rap de Waiting. En raison de son caractère grossier, il ne figure que dans certaines éditions de l’album et avec la fameuse étiquette Parental Advisory.

L’album sort le 20 octobre 1992. Le clip d’Erotica dirigé par Fabien Baron fait scandale. Madonna y est habillé en dominatrice S&M. Le caractère sexuel, le BDSM et la nudité ne plaisent pas trop aux chaînes de télévisions. MTV l’aurait diffusé que trois fois après minuit avant de l’interdire. Malgré ce « boycott », la chanson cartonne dans les charts. Pour rester dans le sujet du scandale, le livre dans lequel Madonna travaillait s’intitule SEX dans lequel on peut y admirer des photos controversées et d’autres plus softs ainsi que des confidences de son alter-ego. Malgré cette polémique, le livre s’est vendu comme des petits pains et se vend aujourd’hui jusqu’à 400 euros (si ce n’est plus) ! Une véritable pièce de collection.

« Un certain nombre des thèmes que j’aborde ne sont pas destinés aux enfants, donc je comprends fort bien qu’il ne soit pas possible de leur montrer »

Madonna à propos du bannissement du clip Erotica

Après le single Erotica, Deeper and Deeper, Bad Girl, Fever, Rain et Bye Bye Baby sortent en single.
A cause de la polémique du premier clip de l’album, de SEX et du thriller-érotique Body (j’en parlerais), les ventes de l’album sont plutôt moindres par rapport à ses précédents. Pourtant, la critique est plutôt unanime jugeant Erotica comme étant avant-gardiste, saluant ainsi la prise de risque de Madonna.
La pochette de l’album illustrant le visage de Madonna est tirée d’une photo prise par Steven Meisel (Like A Virgin) issue des session photos du livre. Le verso est quant à lui assez provocateur puisqu’il représente Madonna avec un orteil dans la bouche*.

6 800 000 exemplaires sont vendus à travers le Monde et il se hisse à la premières place dans 3 pays dont en France. Aux USA, il a été certifié deux fois disque de platine. Néanmoins, en Afrique du Sud et Nouvelle-Zélande les disquaires se sont vus privés de l’album malgré un bref tirage.
Des éditions limitées ont été faites : 500 coffrets en bois numérotés, en boites longues par exemple. L’album est sorti en format cassette, CD et vinyle. Des éditions sont devenues des collectors dont beaucoup de collectioneur.euses s’arrachent (clique ici pour voir quelques échantillons).

Au niveau de la postérité, Erotica est considéré comme étant un des albums les plus révolutionnaires de tout les temps par le Rock and Roll Hall of Fame. La magazine anglais Slant le place à la 24e place des 100 meilleurs albums des années 90. Une tournée est prévue l’année suivante, le Girlie Show World Tour, une tournée qui tentera de redorer l’image de la madone suite à ses nombreuses controverses autour de cette sulfureuse période.
Shep Pettibone a écrit un journal de bord concernant la conception de l’album dans son site, « Erotica’s Diaries »

Qu’est-ce que j’en pense ?

J’ai mi du temps à écouter cet album. J’étais un peu « prude » encore au moment où je découvrais petit à petit la discographie entière de Madonna. Finalement, j’ai fini par adhérer à l’ambiance et à l’univers de Dita. J’ai également mi du temps à me décider à regarder le clip phare de l’album et je l’ai trouvé plutôt esthétique et même drôle à certains moment. Je la trouve particulièrement magnifique d’ailleurs.

Au niveau du son, c’est assez varié, par contre, je trouve que Thief of Hearts et Words ont plutôt mal vieilli (pourtant j’adore cette dernière). Je sens qu’ils sont vraiment encrés en 1992. Personnellement, la bombe de l’album est Deeper and Deeper (et Why It’s So Hard) et c’est une bonne chose qu’elle l’ai sortie en single juste après Erotica.
In This Life est un morceau très touchant qui sort complètement du lot de l’album (les arrangements classiques lui sied à merveille). D’ailleurs lors de sa tournée Girlie Show, il me semble qu’elle ai pleuré à une date en la chantant.
Le véritable OVNI musical de l’album est Secret Garden qui un véritable son jazzy, doux et intime et qui, ma foi, conclu bien l’album.
Je trouve que Madonna a augmenté son skill à cette période en ce qui concerne l’écriture des paroles, surtout en ce qui concerne Where Life Begins et Secret Garden qui sont pleines de sous-entendus. Subtil est le mot.

Je ne cache pas que cet album a réussi à faire en sorte d’assumer mes envies physiques et mettre un mot à ce qui me conviendrait le mieux (merci Bad Girl), m’éduquant même mieux sur la « chose ».

Erotica a été injustement bashé par certaines mauvaises langues. Je dirais même que Madonna est également la responsable dans tout ça. A commencer par sa simulation de masturbation au BAT en 1990, le clip Justify My Love, le livre et son documentaire (oui y en a eu un), le film Body, le clip Erotica, sa fameuse tenue signée Jean-Paul Gauthier qui a laissé apparaître ses seins, BREF ! Le public s’en est lassé de ses provocations tournant autour du sexe. Je comprends, je pense que moi-même aurais été saoulée à l’époque. Mais il faut savoir que le sexe est un sujet qui est important pour elle. Pour Madonna, le sexe est quelque chose qui est normal et sain et elle le prouve. Elle a été jusqu’au bout pour explorer le thème, les sons qu’elle recherchait (ça n’a pas été une mince affaire rien qu’avec Erotica qui s’est pas mal vu changer) mais je suppose qu’elle s’est également servie de son expérience personnelle. Madonna n’a pas fait cet album dans l’unique but de provoquer gratuitement, rien n’est laissé au hasard avec elle. Si elle avait été un homme, les choses ne se seraient pas passées ainsi. Encore aujourd’hui, elle reste assez incomprise.
J’ai été très surprise lors de mes recherches que l’album avait été salué par la critique au départ. En tout cas, c’est un beau petit bijou parmi la discographie de la Queen of Pop.

Mes morceaux préférés :

Erotica
Deeper and Deeper
Rain
Words
Why it’s so hard
Bad Girl
In This Life

*D’ailleurs aux Royaume-Uni, Sarah Ferguson la duchesse de York a été surprise par les paparazzi en train de recevoir un toe-job par son amant. La version UK de Erotica n’a pas eu droit au même verso que le reste du Monde à cause de cela

Sources:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Erotica_(album)
https://en.wikipedia.org/wiki/Erotica_(Madonna_album)
https://i-d.vice.com/fr/article/kz3qbz/provocateur-sentimental-et-sexuel-lalbum-erotica-de-madonna-raconte-par-ceux-qui-lont-cree
https://www.mad-eyes.net/music/erotica/

I’m Breathless – Albums #5

1990, c’est l’année où Madonna est au sommet de la gloire (et également l’année de naissance de la Reine des Mogs que je suis aha). Elle est complètement overbookée. Sa tournée (le génialissime Blond Ambition Tour), sa chanson Vogue fait un carton et un film, Dick Tracy, dans lequel elle joue le rôle d’une chanteuse de music-hall, Breathless Mahoney. Al Pacino et Warren Beatty (Bonnie and Clyde), son petit ami à l’époque, lui donnent la réplique. Ça tombe bien, je vais parler d’un album assez méconnu (?) des non-fans mais qui mérite qu’on s’y attarde.
Concernant Vogue, j’en parlerais plus tard dans un article consacré à la chanson.

Parlons de l’album

Après Prince et son album inspiré par le film Batman de Tim Burton, c’est Madonna qui s’y met. Avec le compositeur de comédies musicales Stephen Sondheim (West Side Story, Sweeney Todd*), elle décide donc de travailler sur un album inspiré par le personnage qu’elle joue dans le film. Patrick Leonard est toujours présent et elle retrouve Bill Bottrell avec qui elle a travaillé sur Like a Prayer. Shep Pettibone n’a participé que pour Vogue. Concernant cette chanson, elle était déjà sortie deux mois auparavant et comme elle cartonnait déjà, la Warner a décidé de la rajouter dans l’album.

« J’ai envie que l’on puisse me considérer comme une actrice de comédie musicale. C’est pour ça que j’ai fait cet album. Pour montrer l’étendu de mes talents. Ce n’est pas que de la pop, ce sont des chansons plus cinématographiques. »

Cet album conceptuel nous plonge complètement dans une ambiance très jazzy, années 30 et comédie musicale. Madonna chante à la manière des Andrews Sisters. Avec I’m Going Bananas, elle surprend en prenant un accent hispanique sur un fond de salsa. Quand on compare sa voix à celle de ses début à celle qu’elle a en 1990, il y a une différence et pour cause, Madonna se serait mise à fumer pour avoir une voix plus sèche.

Trois chansons étaient déjà enregistrées puisqu’elles apparaissent dans le film, à savoir, Sooner or Later, More et What Can You Lose. En 1991, Sooner or Later obtient l’Oscar de la Meilleure Chanson Originale tirée d’un film. Accompagnée de Michael Jackson ce soir là, Madonna rend hommage à Marilyn Monroe en imitant le look et la gestuelle de l’actrice lors de l’une de ses meilleures prestations sur scène.
Deux chansons sont un duo, elle évoque un amour perdu avec Mandy Patinkin (Inigo Montoya de Princess Bride) dans What Can You Lose et Now, I’m Following You avec Warren Beatty.
La période à laquelle I’m Breathless a été conçu est toute proche de son divorce avec Sean Penn, Something to Remember est en quelques sorte, une « suite » à ‘Till Death Do Us Part. Elle donnera son nom à sa troisième compilation composées uniquement de balades en 1995.
Donna De Lory et Niki Harris, qui accompagnent Madonna depuis le Who’s That Girl Tour font les chœurs.

Question look, c’est bien évidemment sous les traits de Breathless que nous voyons Madonna sur la pochette de l’album. Immortalisée par Patrick Demarchelier, l’artiste nous rappelle sans aucun doute Marlène Dietrich (dont Madonna est une grande admiratrice) ou encore Jean Harlow pour le côté sex-symbol. On sait désormais pourquoi elle est passé du brun au blond peroxydé à partir de Express Yourself.

L’enregistrement s’est fait rapidement, en trois semaines, mais pas sans dur labeur ! Il sort le 22 mai 1990 et doit son succès à Vogue alors que c’est le seul titre qui n’est pas inspiré par le film. Hanky Panky est le deuxième single promotionnel de l’album. Ce boogie woogie évoque la fessée mais de manière édulcorée puisque le film est produit par Disney. Lors du Blond Ambition Tour, le tableau Dick Tracy est présent avec Hanky Panky, Sooner or Later et Now I’m Following You.

« J’aime toute les chansons de l’album. Mon jugement n’est jamais basé sur celui des autres. »

Madonna à propos de l’album

L’album commence avec la 44e place dans le le Billboard 200 et atteint la deuxième place. En France, c’est à la troisième place qu’il se place, obtenant ainsi le double disque d’or. Au Japon, Australie, Allemagne, Portugal et Irlande, c’est à la première place. Au niveau des ventes, c’est pas moins de 6 500 000 d’exemplaires qui sont vendus à travers le Monde.

Le biographe Randy J. Taraborrelli considère I’m Breathless comme étant l’un des meilleurs album de la Queen of Pop, faisant éloge à ses nouvelles capacités vocales, tandis que Lucky Lara du Manila Standard (un quotidien anglophone philippin) l’a qualifié comme étant un virage surprenant prouvant que Madonna pouvait faire plus que chanter, danser et provoquer.
En 1994, Madonna confiera au Rolling Stone Magazine que c’est l’album sur lequel elle a préféré travailler.

Qu’est-ce que j’en pense ?

C’est loin d’être mon préféré, mais il est vraiment intéressant. A vrai dire, il m’a fait un peu plus aimer le style jazz. En tout cas, c’est une belle prise de risque que Madonna a prit surtout après un album comme Like a Prayer. Elle s’est pas mal amusée en le concevant et ça se sent.
J’ai par contre un peu du mal à vraiment adorer Hanky Panky ou encore I’m Going Bananas (même si je la trouve marrante) mais heureusement qu’elle nous offre de véritables pépites comme le nostalgique Something to Remember qui est pour moi, une de ses plus belles balades (en fait, j’aime la quasi totalité des balades de la madone). Now I’m Following You est une chanson qui m’a beaucoup surprise. En fait, c’est une chanson en deux parties temporelles, la première nous sommes dans les années 30 et la deuxième est un bon en avant vers le présent (années 90 pour le coup) avec une style plutôt à la New Jack Swing en ajoutant des bruits de claquettes en pleins milieu de la chanson. Je ne cache pas que la version du BAT m’a fait adorer cette chanson. Elle est particulièrement magnifique dans ce look années 30, un look susceptible de m’inspirer pour le dessin.

J’aime énormément sa voix dans ces chansons. En fait, je viens de me rendre compte que à chaque fois qu’elle convoite un rôle, elle fait tout pour la perfectionner (surtout pour le rôle de Eva Perón dans Evita). Durant sa prestation de Sooner or Later lors de la Cérémonie des Oscars 1991, elle le prouve en tout cas. La punkette de 1983 est désormais loin !

Mes titres préférées

Vogue
Now I’m Following You
He’s a Man
Something to Remember
Back in Business

* Pas les films attention !

Sources:
Les chansons de Madonna de Daniel Ichbiah
https://fr.wikipedia.org/wiki/I%27m_Breathless_(album)
https://en.wikipedia.org/wiki/I%27m_Breathless
https://retropopmagazine.com/30-years-madonna-im-breathless/
http://www.mad-eyes.net/music/i-m-breathless/

Like A Prayer – Albums #4

Trois ans après le carton de True Blue, un film (Who’s That Girl), une pièce de théâtre, sa toute première compilation et l’échec de son mariage avec Sean Penn, Madonna décide donc de reprendre la route des studio afin de travailler sur un nouvel album qui deviendra un de ses plus gros succès. Scandales, tubes et changements, voilà ce qui se passera durant l’année 1989 sur le paysage musical madonnien.
Avant de commencer l’article, je parlerais de la bande originale de Who’s That Girl et de sa compilation You Can Dance plus tard, préférant me concentrer sur la discographie principale de Madonna. J’aimerais vraiment parler un peu de The Immaculate Collection après mais il y a un temps pour tout.

Parlons de l’album

Depuis ces débuts, Madonna a toujours eu de différents looks : la punkette, la délurée (Who’s That Girl), la sainte (avec Like a Virgin) ou encore le style années 50 (True Blue). Cette fois, c’est une Madonna plus naturelle, au look un peu plus sobre et surtout brune. Fini le look cheveux peroxydés ou… presque, puisqu’elle redeviendra blonde avec Express Yourself.
Toujours avec Patrick Leonard et Stephen Bray à la co-production et l’écriture, Madonna fait tout de fois une nouvelle collaboration mais pas avec n’importe qui puisque c’est avec le Kid de Minneapolis, Prince. Des rumeurs disent que les deux artistes ont une relation amoureuse mais, nous ne le saurons jamais. Malgré ces rumeurs, ça ne les a pas empêchés de s’entendre sur Love Song. Madonna parle deux fois en français (« Je suis prête, vous êtes prêts aussi ? » et « Embrasse-moi […] Pour la dernière fois ») et c’est d’ailleurs dans cette chanson qu’on aura droit aux prémices de Hung Up avec ce passage : « Time goes by so slowy […] ».

Cet album est plus sombre, mûr et intime, l’artiste préférant se confier plutôt que de faire uniquement que des tubes. Madonna venait de sortir d’une dépression surtout à cause de son divorce avec Sean Penn (divorce qu’elle a longtemps considéré comme étant son pire échec). Elle en parle donc dans ‘Till Death Do Us Part.

« J’écris mieux quand je suis bouleversée. À quoi bon s’asseoir et transcrire sa joie de vivre ? »

Madonna lors d’une interview en 1991 pour Rolling Stone Magazine

Non seulement sa relation tumultueuse avec l’acteur y est évoquée mais en plus sa relation conflictuelle avec son père dans l’émouvant Oh Father. Pour la première fois, Madonna se livre en chanson sur l’un de ses grands traumatismes de son enfance, la mort de sa mère. Promise To Try est une triste balade dans laquelle l’artiste prend un peu une voix de petite fille . Cette chanson n’est pas sortie en single mais on l’entend dans le documentaire de sa tournée, In Bed With Madonna, lorsqu’elle va sur la tombe de sa mère. On peut lire dans le petit livret (ou encore le dépliant de la version cassette audio) « Cet album est dédié à ma mère qui m’a apprit à prier ». D’ailleurs, le catholicisme y est très présent. Ce courant du Christianisme fait partie de la vie de la madone, son prénom, sa mère était très religieuse, elle a eu une éducation religieuse stricte et elle a été dans une école catholique avec des bonnes sœurs. Les premières éditions de l’album ont été aspergées d’un parfum, le patchouli.

L’album contient quand même des titres un peu plus joyeux comme Dear Jessie qui est une mignonne petite comptine dédié à la fille de Patrick Leonard. Le clip a été fait par Animation City, un studio d’animation basé à Londres, dans lequel on peut voir une Madonna en fée. Keep It Together est un titre aux accents New Jack Swing dans lequel Madonna parle de l’importance de la famille.

Parlons enfin de Like A Prayer, la fameuse chanson qui a fait pas mal d’échos à l’époque. A la base, le manager et le label ne voulaient pas sortir cette chanson en single, mais Madonna a insisté. Avant que le clip réalisé par Mary Lambert (qui a réalisé Borderline et Like a Virgin) ne sorte, Madonna avait tourné une pub pour Pespi dans laquelle on la voit chanter la chanson. La célèbre marque devait en plus, financer la future tournée, le Blond Ambition Tour . Malheureusement, le clip ne plaît pas aux États-Unis puritains et surtout le Vatican qui a exigé aux fidèles de boycotter la marque. Suite à ça, Pepsi décide de renoncer au financement de la tournée et arrête de diffuser la pub dans les télévisions étasuniennes. Et oui, le fait de voir un Jésus noir et des croix en feu est, selon eux, du blasphème.
La chanson est orienté pop-rock avec une touche de gospel (par la Andre Crouch Choir) pour rester dans le thème religieux. Ce que les ultra conservateurs n’ont pas compris, c’est que Madonna voulait dénoncer le racisme envers les noir.es. S’il y a tout de fois une connotation sensuel, LAP n’en est pas moins une chanson autobiographique pour elle*. Malgré la polémique du clip, la chanson est un succès puisqu’il se hisse à la première place dans de nombreux pays. En France, il se place à la deuxième. Depuis, LAP est toujours une des chansons les plus emblématiques de la Queen of Pop.

« Like a Prayer raconte l’impact du Catholicisme dans ma vie et la passion qu’il provoque en moi. Avec ces chansons, j’ai affaire à des problèmes spécifiques qui veulent dire beaucoup pour moi. Elles sont en rapport avec l’assimilation des expériences et mes relations que j’ai eu durant ma vie. J’ai prit beaucoup plus de risques avec cet album que jamais auparavant, et je pense que cette évolution le prouve. »

Madonna à propos des chansons de l’album – D’après le Madonna : An Intimate Biography de Randy J. Taraborrelli

Je vais finir avec Express Yourself, le deuxième single à sortir en mai 1989. C’est une chanson qui prône la liberté d’expression et le féminisme. Selon Madonna, le style musical de la chanson est un clin d’œil au groupe funk, Sly and the Family Stone. Le clip est également un de ses meilleurs. Réalisé par David Fincher, les cinéphiles reconnaîtront l’univers de Metropolis de Fritz Lang. Madonna y est vêtue d’un tailleur, adoptant une attitude masculine et d’un corset dansant de manière très suggestive. On la voit aussi nue dans ses draps ce qui provoque un autre scandale (tiens donc !). Le clip ne manque pas de sous-entendus sexuels. La chanson et le clip cartonnent et vont jusqu’à inspirer Lady Gaga (plagiat ?) ou encore Christina Aguilera (clip Not Myself Tonight).

Sortent ensuite en single Oh Father (qui ressortira en 1995 afin de promouvoir sa troisième compilation, Something to Remember), Cherish, Dear Jessie et Keep It Together.
Deux chansons on été enlevées, First Is A Kiss et Love Attack pour la simple raison que ça ne collait pas avec l’ambiance de l’album.

Au niveau des ventes, LAP explose les charts ! Numéro 1 dans pas moins de 13 pays dont la France. En 1997, il a été certifié 4 fois disque de platine. L’album s’est vendu à plus de 15 millions de copies à travers le Monde !

La pochette de l’album est plutôt mystérieuse, c’est d’ailleurs la seule pochette d’album dans laquelle on ne voit pas le visage de Madonna mais ses mains posées sur son bassin orné de bijoux. La pochette est signée Herb Ritts.
Sensible au virus du SIDA (Keith Haring, un de ses grands amis était séropositif et décédera en février 1990), Madonna n’a pas manqué de mettre un petit tract informatif sur les différentes manières d’attraper ce virus.

Qu’est-ce que j’en pense ?

C’est pour moi, l’un de ses meilleurs et aussi un de mes préférés. Rien n’est à jeter, même pas la mignonne Dear Jessie. D’autres vont la trouver nianiante, mais est-ce qu’elle allait faire une chanson provocatrice pour la fille de son collaborateur ? Soyons sérieux.se ! Après, oui les goûts est les couleurs comme on le dit. Ma mère possédait l’album, en cassette s’il vous plaît ! Par contre, ça ne sent pas le patchouli. Je l’ai donc emprunté car je voulais surtout écouter la chanson éponyme(l’écouter en jouant à la console surtout !)que je venais de découvrir à la télé grâce à une émission. Le clip et la chanson ont été une claque dans la gueule. Le Jésus noir, le protagoniste qui ressemble au même Jésus qui se fait accuser par la police à la place des autres alors qu’il voulait juste aider une femme en détresse, Madonna brune et qui danse et chante devant les croix en feu, le message, bref je m’arrête! Quelques années après, j’ai écouté l’album est pfiou, j’aime tellement l’ambiance qui plane. Découvrir une autre facette l’artiste afin de mieux la connaître et de mieux la comprendre est un petit plus pour moi. J’adore sa voix dans Express Yourself, d’ailleurs j’ai une préférence pour la version 7 » Remix qui, personnellement, donne plus de puissance à la chanson et au message qu’elle veut transmettre.

Les balades comme Oh Father ou Pray For Spannish Eyes sont magnifiques et quant à Keep It Together, c’est une des chansons de Madonna que j’aime le plus. Je l’associe à mes meilleurs amis, nous sommes comme une famille, mais aussi avec certains personnages de fictions. Je ne mens pas quand je dis que Madonna m’accompagne depuis mon enfance ! Si je devrais citer mes chansons préférées de l’album, ça risque d’être dur, mais je dirais Express Yourself, ‘Till Death Do Us Part, Oh Father et Keep It Together. Avec cet album, Madonna prouve qu’elle évolue encore, s’implique beaucoup dans l’écriture de ses chansons et qu’elle n’est plus une star pour ados. C’est d’ailleurs à la fin des années 80 qu’elle sera sacrée artiste de la décennie.


* Je parlerais peut-être de ses certaines chansons

Sources:
Le livre que je possède, « Les chansons de Madonna » de Daniel Ichbiah
https://fr.wikipedia.org/wiki/Like_a_Prayer_(album)
https://www.mad-eyes.net/music/like-a-prayer/

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