Mylène Farmer Anamorphosée album 1995

Anamorphosée de Mylène Farmer

En ce moment je ne suis pas trop productive concernant mon blog… Je ne sais pas si je vais faire un petit break, à voir. C’est drôle, mais ça coïncide un peu avec le sujet de cet article. Tu va vite comprendre pourquoi je dis ça. Bref ! Il était temps que j’en parle de cet album de l’Ange Roux !

Gif trouvé ici

Parlons de l’album

Nous sommes en 1994, Mylène Farmer à tourné Giorgino, le gros projet cinématographique de son acolyte Laurent Boutonnat. Avant même sa sortie dans les salles obscures, elle travaillait déjà sur un futur album avec Jeff Dahlgren, guitariste et interprète du rôle titre du film à qui elle lui a également donné la réplique. Mylène avait déjà écrit une chanson, Tomber 7 fois… et Dahlgren s’est chargé la composition musicale. Au départ, ce dernier voulait la garder pour lui mais Mylène en a eu la coup de foudre et lui a demandé l’autorisation de la mettre dans son album.

Giorgino sort enfin au cinéma mais c’est un véritable échec face à Pulp Fiction de Tarantino. Suite à cet échec, Mylène décide de prendre le large à Los Angeles. Mais contrairement à ce que beaucoup de fans pensaient, le flop du film n’a pas été la cause de cette évasion. Dans une interview qu’elle a donné sur RTL la veille de la sortie de l’album, Mylène a expliqué qu’elle avait tout simplement envie de voyage afin de se ressourcer un peu mais en plus, de faire le point concernant sa carrière et soi-même.

Les fans scrutent toutes infos touchant l’artiste dans la presse people et il/elles y découvrent une Mylène… blonde ! Nouveau look pour le prochain album ? Nouvelle Mylène ? Tant de questions ! Boutonnat la rejoint à L.A afin d’enregistrer l’album et choisi même les musiciens avec qui bosser comme Abraham Loboriel qui a collaboré avec Barbra Streisand ou encore Michael Jackson dans son album Dangerous et même… Grégory Lemarchal ! Il est également le père de du batteur (à qui il lui a donné son nom) de Paul McCartney fils qui a également joué et chanté pour et avec Mylène dans le Tour 96, Mylenium Tour et Avant que l’ombre… à Bercy. Que le monde est petit ! Jeff Dahlgren qui s’est occupé de la guitare a un grand impact dans la conception de l’album puisqu’il s’y implique beaucoup et sera même présent dans l’album suivant, Innamoramento et dans les prochaines tournées à venir.

A une période où le grunge est en vogue, l’album est très rock et très différents des trois précédents. De plus, les thèmes abordés sont moins « dark » et plus lumineux mais ça n’empêche pas Mylène d’aborder la mort mais de manière plus optimiste. L’évasion avec California (qui reprend la même rythmique que You Learn de Alanis Morrissette ou encore Mr. Loverman de Shabba Ranks), l’amour avec XXL, l’espoir et la paix dans le magnifique Rêver, de spiritualité ou encore la volonté de combattre la négativité avec Tomber 7 fois…(qui ferait penser à In Bloom de Nirvana)

Inspirations et choix artistiques

L’essai de Sogyal Rinpoché, Le livre tibétain de la Vie et de la Mort a grandement inspiré l’artiste pour sa philosophie optimiste. Grande amatrice de littérature et de poème, Mylène ajoute également des références aux poèmes d’Apollinaire ou encore de Verlaine ainsi que d’un proverbe japonais.

Je vous dirai que j’ai effectivement fait une rencontre décisive avec un recueil de textes sacrés bouddhistes : Le livre tibétain de la vie et de la mort.  . Un vrai détonateur. En le lisant, j’étais émue jusqu’aux larmes, car auparavant la mort m’obsédait. L’idée qu’un être disparaisse me donnait un vertige qui m’attirait vers le bas. Je me dis aujourd’hui que la vie n’est pas vaine. Qu’il y a peut-être un passage. Un au-delà qui justifie notre combat.

Gala le 30/05/96

Les paroles d’Anamorphosée sont moins compliquées comparées à celles des trois précédents albums mais tout de fois, Mylène utilise le néologisme pour certaines de ses chansons ou encore pour le titre de l’album qui est tirée du mot « anamorphose ».

Je te recommande d’aller sur ce site pour mieux comprendre les paroles justement.

Pour les clips, Boutonnat a décidé de céder sa place à d’autres réalisateurs. Marcus Nispel s’est chargé de XXL, L’instant X et Comme J’ai mal. Il a entre-autre réalisé des clips pour Janet Jackson ou George Michael et est connu pour avoir réalisé en 2003, Massacre à la tronçonneuse. Pour California, Mylène a porté son choix sur Abel Ferrara qui a réalisé Snakes Eyes (avec Madonna)deux ans auparavant. Quant à Rêver, le clip est un extrait du concert de sa tournée de 1996.

Concernant la pochette de l’album, c’est une des photos d’une série de photoshoot de Herb Ritts (Madonna, Chris Isaak) dans laquelle on y aperçoit le corps entier de Mylène dans tenue très légère et ultra féminine mais… sans sa tête. Ce choix n’est donc pas anodin puisque c’est pour évoquer une esprit qui s’égare. En troquant son image androgyne de la période L’Autre…, Mylène se montre beaucoup plus sexy et plus adulte (elle nous avait déjà montré un échantillon dans le clip Que Mon Cœur Lâche).

Sortie de l’album et réception

L’album sort le 17 octobre 1995 et succède donc à son album de remixes sorti en 1992. La critique est plutôt favorable dans l’ensemble et surprend même certains détracteur de l’Ange Roux qui la surnommaient La Vilaine Fermière(quelle classe !). Si ce changement à conquit certain.es quitte même à devenir fans de l’artiste par la suite, d’autres ont été un peu chamboulé.es et n’ont pas tous adhéré. 

Avec Anamorphosée, Mylène été récompensée aux Victoires de la Musique en 1996, au niveau des ventes, c’est pas moins de 1 400 000 d’exemplaires qui se sont vendus (gagnant ainsi un disque de diamant), un carton mais passez pour se hisser à la première place puisque Céline Dion et son album D’eux l’a occupée pendant presque toute l’année. Ce n’est qu’à l’année suivante qu’Anamorphosée s’est classé premier pendant 3 semaines. Le premier single extrait de l’album, XXL a, en revanche, été à la 1ère place lors de sa sortie.

Qu’est-ce que j’en pense ?

C’est mon album préféré de Mylène Farmer pour sa fraîcheur et la scission entre les années 80 et début 90 et cette album. Cet album est frais, électrique même je dirais et je suis toujours aussi séduite par ce virage rock à l’heure qui l’est. C’est justement à cette période ou peut-être un peu après que j’ai découvert Mylène et notamment avec le clip California que je regardais d’un œil car je pensais que c’était un clip « cochon». Comble de l’ironie, c’est mon clip préféré de Mylène que je considère comme étant un chef d’œuvre audiovisuel même. Pas besoin de dialogues, les images sont là pour nous raconter son histoire.

J’adore sa voix grave dans L’Instant X qui est ma chanson préférée de son répertoire. Une chanson qui évoquerait peut-être la fête de Noël (elle reprend à sa sauce la chanson Petit Papa Noël) quand nous sommes enfant mais qui est en fais une chanson beaucoup plus spirituelle. Afin d’éviter de faire la promo du prozac, elle préfère plutôt d’en faire un anagramme ce qui donne « zoprack ».

Au niveau des balades, mon cœur va vers Rêver et Je Laisse Le Vent Emporter Tout (la version live de 2009 m’a fait encore plus aimer cette chanson). Alice est la chansons « cheloue » de l’album mais malgré ses paroles répétitives, elle est loin d’être très simple. Moi qui ai peut des araignées, je dois dire qu’elle a réussi à aimer mon deuxième prénom. Musicalement, elle sort complètement du lot.

Un album qui donne un peu d’éclaircie dans l’univers de Mylène Farmer et un incontournable !

Je recommande chaudement le podcast consacré à l’album par l’équipe de Histoires de MF

Sources:
Mes propres connaissances
https://www.mylene.net/
https://www.mylene.net/mylene/chanson-tomber-7-fois.php
https://fr.wikipedia.org/wiki/Anamorphos%C3%A9e
https://www.mylene.net/mylene/mylene-farmer-influences-album-anamorphosee.php

Kirya de Ofra Haza

La belle Ofra Haza est en plein succès international après avoir sorti Shaday et Desert Wind à travers le globe mais aussi, les fans ont eu droit à un concert au Montreux Jazz Festival en 1990. Bref, tout roule pour elle ! Cependant, elle ne se repose pas sur ses lauriers, non non ! C’est toujours en compagnie de son partenaire de toujours, Bezalel Aloni qu’elle souhaite sortir un 3e album international (et son 15eme album).

Parlons de l’album

Haza et Aloni souhaitent faire un album moins pop que les deux précédents pour se tourner vers un style acoustique, folk et mizrahi (autrement dit, la musique orientale d’Israël qui combine les éléments d’Europe, d’Afrique du Nord et du monde Arabe). En 1989, au Festival de Musique de Tokyo, Ofra rencontre Don Was, un producteur et musicien qui a collaboré avec pas mal d’artistes comme les B-52’s, Bob Dylan, Khaled ou encore Johnny Hallyday. Don Was a été submergée par le talent de la belle et lui avait fait part de son souhait de travailler avec elle. Chose faite, puisqu’il fait également parti de la production de Kirya (qui signifie tout simplement Jérusalem en ancien hébreu).

L’album sort le 25 février 1992 et contient les thèmes chers à l’artiste c’est-à-dire, l’Exode, la paix, l’amour et l’histoire du peuple hébreux. Petite nouveauté, Ofra dénonce l’injustice du patriarcat (que ça soit dans l’ancien temps ou le temps actuel) avec comme premier single, Daw Da Hiya, chanson dans laquelle, le parrain du Punk, Iggy Pop y fait la narration. Comme deuxième single, Innocent – A Requiem for Refugees est donc choisi et illustré par un clip vidéo assez touchant surtout vers la fin. Le titre parle bien évidement des réfugiés et victimes de guerres.

Si l’album est essentiellement chanté en hébreu, araméen mais aussi en anglais, dans Horashoot, elle nous surprend à chanter en ancien yéménite, hébreu et arabe. Appelée aussi The Bridge (le pont), ce superbe morceau fait écho aux conflits dans le Moyen Orient. Ofra nous invite tous donc à nous unir tous ensemble. L’année qui suit la sortie de l’album, nous avons pu voir Yasser Arafat et Yitzhak Rabin faisant une poignée de main, donnant ainsi un espoir de paix entre la Palestine et Israël.

La version italienne de l’album possède une piste inédite, Today I’ll Pray.

L’album est un carton puisqu’il est placé à la première place du Billboard World Music Album et se voit nominé dans la catégorie « Best World Music Album » aux Grammy Awards de 1993. Ofra Haza est la première artiste israélienne à faire cet exploit.

Qu’est-ce que je pense ?

J’ai été conquise dès la première écoute. Après avoir écouté son dernier album de son vivant, Kirya a aiguisé ma curiosité surtout après avoir écouté Daw Da Hiya. Une belle surprise ! Alors, si on est pas fan de la musique du Monde ou orientale, ce n’est pas pour vous (ou peut-être, hein ?). Entendre Iggy Pop est également un vrai plaisir.

L’ambiance y est plus intime, plus indé et plus sombre Dans la belle lamentation qu’est Trains of No Return, j’ai l’impression d’être dans La Liste de Schindler, déjà à cause du violon joué dans ce morceau (je me suis même demandée si ce n’était pas Itzhak Perlman !). Ce n’est pas pour rien que j’avais ressenti ça à la première écoute puisque cette chanson parle de la déportation vers les camps de la mort durant la Shoah. Don’t Forsake Me est également une superbe morceau évoquant l’abandon durant la vieillesse. L’album se conclut donc avec Take 7/8 qui possède une ambiance très festive. Une belle manière de finir l’écoute d’un album ayant des thèmes assez peu joyeux mais tellement bien conté par la délicieuse voix de l’artiste. Ofra vivait ses chansons. Elle souhaitait la paix, l’amour et cela se sent dans cet album. Personnellement, je considère Kirya comme étant un de ses meilleurs (et encore, je ne les ai pas tous écoutés), aucune chansons n’est à jeter. C’est également avec joie que je possède cet album dans ma discothèque !

Heureusement que internet regorge un peu des significations de ses chansons, ne comprenant pas l’hébreu. C’est quand même assez dur de trouver des sites fiables mais par chance, dans les commentaire de Youtube, on peut y trouver des traductions ou des explications, ce qui est plutôt cool.

Mes morceaux préférés :

Don’t Forsake Me
Trains of No Return
Daw Da Hiya
Horashoot

Sources :
https://he.wikipedia.org/wiki/Kirya
https://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_mizrahi
Pour plus d’explications concernant les chansons (et si vous êtes à l’aise avec l’anglais), je vous invite à lire les critiques dans les commentaires, en particulier celle de Daniel J. Hamlow. Cela m’a bien aidée à mieux comprendre les chansons de l’album. https://www.amazon.com/Kirya-Ofra-Haza/dp/B000000E30

I’m Breathless – Albums #5

1990, c’est l’année où Madonna est au sommet de la gloire (et également l’année de naissance de la Reine des Mogs que je suis aha). Elle est complètement overbookée. Sa tournée (le génialissime Blond Ambition Tour), sa chanson Vogue fait un carton et un film, Dick Tracy, dans lequel elle joue le rôle d’une chanteuse de music-hall, Breathless Mahoney. Al Pacino et Warren Beatty (Bonnie and Clyde), son petit ami à l’époque, lui donnent la réplique. Ça tombe bien, je vais parler d’un album assez méconnu (?) des non-fans mais qui mérite qu’on s’y attarde.
Concernant Vogue, j’en parlerais plus tard dans un article consacré à la chanson.

Parlons de l’album

Après Prince et son album inspiré par le film Batman de Tim Burton, c’est Madonna qui s’y met. Avec le compositeur de comédies musicales Stephen Sondheim (West Side Story, Sweeney Todd*), elle décide donc de travailler sur un album inspiré par le personnage qu’elle joue dans le film. Patrick Leonard est toujours présent et elle retrouve Bill Bottrell avec qui elle a travaillé sur Like a Prayer. Shep Pettibone n’a participé que pour Vogue. Concernant cette chanson, elle était déjà sortie deux mois auparavant et comme elle cartonnait déjà, la Warner a décidé de la rajouter dans l’album.

« J’ai envie que l’on puisse me considérer comme une actrice de comédie musicale. C’est pour ça que j’ai fait cet album. Pour montrer l’étendu de mes talents. Ce n’est pas que de la pop, ce sont des chansons plus cinématographiques. »

Cet album conceptuel nous plonge complètement dans une ambiance très jazzy, années 30 et comédie musicale. Madonna chante à la manière des Andrews Sisters. Avec I’m Going Bananas, elle surprend en prenant un accent hispanique sur un fond de salsa. Quand on compare sa voix à celle de ses début à celle qu’elle a en 1990, il y a une différence et pour cause, Madonna se serait mise à fumer pour avoir une voix plus sèche.

Trois chansons étaient déjà enregistrées puisqu’elles apparaissent dans le film, à savoir, Sooner or Later, More et What Can You Lose. En 1991, Sooner or Later obtient l’Oscar de la Meilleure Chanson Originale tirée d’un film. Accompagnée de Michael Jackson ce soir là, Madonna rend hommage à Marilyn Monroe en imitant le look et la gestuelle de l’actrice lors de l’une de ses meilleures prestations sur scène.
Deux chansons sont un duo, elle évoque un amour perdu avec Mandy Patinkin (Inigo Montoya de Princess Bride) dans What Can You Lose et Now, I’m Following You avec Warren Beatty.
La période à laquelle I’m Breathless a été conçu est toute proche de son divorce avec Sean Penn, Something to Remember est en quelques sorte, une « suite » à ‘Till Death Do Us Part. Elle donnera son nom à sa troisième compilation composées uniquement de balades en 1995.
Donna De Lory et Niki Harris, qui accompagnent Madonna depuis le Who’s That Girl Tour font les chœurs.

Question look, c’est bien évidemment sous les traits de Breathless que nous voyons Madonna sur la pochette de l’album. Immortalisée par Patrick Demarchelier, l’artiste nous rappelle sans aucun doute Marlène Dietrich (dont Madonna est une grande admiratrice) ou encore Jean Harlow pour le côté sex-symbol. On sait désormais pourquoi elle est passé du brun au blond peroxydé à partir de Express Yourself.

L’enregistrement s’est fait rapidement, en trois semaines, mais pas sans dur labeur ! Il sort le 22 mai 1990 et doit son succès à Vogue alors que c’est le seul titre qui n’est pas inspiré par le film. Hanky Panky est le deuxième single promotionnel de l’album. Ce boogie woogie évoque la fessée mais de manière édulcorée puisque le film est produit par Disney. Lors du Blond Ambition Tour, le tableau Dick Tracy est présent avec Hanky Panky, Sooner or Later et Now I’m Following You.

« J’aime toute les chansons de l’album. Mon jugement n’est jamais basé sur celui des autres. »

Madonna à propos de l’album

L’album commence avec la 44e place dans le le Billboard 200 et atteint la deuxième place. En France, c’est à la troisième place qu’il se place, obtenant ainsi le double disque d’or. Au Japon, Australie, Allemagne, Portugal et Irlande, c’est à la première place. Au niveau des ventes, c’est pas moins de 6 500 000 d’exemplaires qui sont vendus à travers le Monde.

Le biographe Randy J. Taraborrelli considère I’m Breathless comme étant l’un des meilleurs album de la Queen of Pop, faisant éloge à ses nouvelles capacités vocales, tandis que Lucky Lara du Manila Standard (un quotidien anglophone philippin) l’a qualifié comme étant un virage surprenant prouvant que Madonna pouvait faire plus que chanter, danser et provoquer.
En 1994, Madonna confiera au Rolling Stone Magazine que c’est l’album sur lequel elle a préféré travailler.

Qu’est-ce que j’en pense ?

C’est loin d’être mon préféré, mais il est vraiment intéressant. A vrai dire, il m’a fait un peu plus aimer le style jazz. En tout cas, c’est une belle prise de risque que Madonna a prit surtout après un album comme Like a Prayer. Elle s’est pas mal amusée en le concevant et ça se sent.
J’ai par contre un peu du mal à vraiment adorer Hanky Panky ou encore I’m Going Bananas (même si je la trouve marrante) mais heureusement qu’elle nous offre de véritables pépites comme le nostalgique Something to Remember qui est pour moi, une de ses plus belles balades (en fait, j’aime la quasi totalité des balades de la madone). Now I’m Following You est une chanson qui m’a beaucoup surprise. En fait, c’est une chanson en deux parties temporelles, la première nous sommes dans les années 30 et la deuxième est un bon en avant vers le présent (années 90 pour le coup) avec une style plutôt à la New Jack Swing en ajoutant des bruits de claquettes en pleins milieu de la chanson. Je ne cache pas que la version du BAT m’a fait adorer cette chanson. Elle est particulièrement magnifique dans ce look années 30, un look susceptible de m’inspirer pour le dessin.

J’aime énormément sa voix dans ces chansons. En fait, je viens de me rendre compte que à chaque fois qu’elle convoite un rôle, elle fait tout pour la perfectionner (surtout pour le rôle de Eva Perón dans Evita). Durant sa prestation de Sooner or Later lors de la Cérémonie des Oscars 1991, elle le prouve en tout cas. La punkette de 1983 est désormais loin !

Mes titres préférées

Vogue
Now I’m Following You
He’s a Man
Something to Remember
Back in Business

* Pas les films attention !

Sources:
Les chansons de Madonna de Daniel Ichbiah
https://fr.wikipedia.org/wiki/I%27m_Breathless_(album)
https://en.wikipedia.org/wiki/I%27m_Breathless
https://retropopmagazine.com/30-years-madonna-im-breathless/
http://www.mad-eyes.net/music/i-m-breathless/

16/9 de Nâdiya - La musique de mon adolescence #2

16/9 de Nâdiya | LA MUSIQUE DE MON ADOLESCENCE #2

Après le timide succès de Changer Les Choses sorti en 2001 (qui a pourtant eu une nomination aux Victoires de la Musique 2002), Nâdiya revient avec un autre album. En Février 2004, elle sort Parle-Moi, une chanson qui parle d’un.e enfant qui se fait maltraiter par son père. Le succès est là puisque la chanson passe très régulièrement dans les ondes FM et le clip également, ce qui lui vaut la 2e place dans le top 50 et ce pendant une quarantaine de semaines.

Enfin une deuxième partie des albums de mon adolescence.

En effet oui !

Parlons de l’album

Intitulé 16/9 et sorti en juin 2004, cet album a la particularité d’avoir des extraits de films cinématographiques (d’où le choix du nom de l’album) et cela s’entendait déjà dans Parle-Moi. D’après l’artiste, elle a été très inspirée par les films comme Gladiator, Top Gun ou encore Lawrence d’Arabie. Contrairement à son premier album, 16/9 cartonne et atteint la 6e place dans le top album France.

Produit principalement par Thierry Gronfier et écrit majoritairement par Mehdy Boussaïd (Nâdiya a néanmoins écrit Et C’est Parti), l’album n’est pas avare en featuring. Smartzee dans le très populaire Et C’est Parti en particulier. Elle le retrouvera pour Tout Ces Mots deux ans après. Le clip est quant à lui, très inspiré par l’univers de Rocky mais pas que, il est à l’image de Nâdiya qui possède un grand esprit combattant.
Cool T (The Magic Key) avec Nâdiya Vers les Étoiles et avec son fils Yanis (qui avait 5 ans l’époque) qui chantonne Le Facteur N’est Pas Passé dans la chanson ayant pour thème les peurs liées à l’enfance, Quand Vient La Nuit.
Trois balades traînent entre quelques chansons énergiques de 16/9 dont Les Gestes Pas Les Mots écrit pas Lionel Florence (qui a collaboré avec Pascal Obispo ou encore Florent Pagny) et Jean-Pierre Taïeb.

Et C’est Parti est bien évidemment le single qui a eu le plus de succès jusqu’à atteindre la 14e place au Pays-Bas ! Si Loin de Vous est au garde à vous en décembre 2004 et pour finir, le mystique Signes en avril 2005 (en single digital uniquement).

Elle recevra un prix des Victoires de la Musique en 2005 pour la catégorie Meilleur Album Rap/Hip-Hop/R&B de l’année et l’album dépasse les 500 000 d’exemplaires. Nâdiya décide de sortir un DVD intitulé L’histoire en 16/9 dans lequel figurent les clips de ses singles, un documentaire sur sa vie, etc. Après le succès de cet album, la chanteuse n’a pas chômé pour travailler sur le suivant !

Lors du tournage de Signes

Qu’est-ce que j’en pense ?

Je connaissais déjà Nâdiya avec sa chanson Chaque fois (avec un clip qui ne manque pas d’action, les prémices de 16/9 ?) et après, je n’en avais plus entendu parlé. Puis est arrivé Parle-Moi. Le côté bande originale m’a surtout fait aimer cette chanson en premier temps. Puis après, les paroles et le clip ont touché la gamine de 14 ans que j’étais. L’album tournait vraiment en boucle dans mes oreilles (Djidane de FFIX en est témoin !) et les chanson autres que les albums me plaisaient beaucoup surtout Signes, pour son côté mystique. Les paroles de Signes sont plutôt significatifs, tournant autour des croyances ou de l’instinct (la chanteuse est très croyante). Quand j’ai su que c’était le prochain single et quand j’ai vu le clip j’étais tellement contente puisque j’imaginais déjà un clip sur cette chanson. C’est pour moi la meilleure chanson de l’album. Le clip est très inspiré par Lawrence d’Arabie et le Moyen Orient. Il est magnifique mais trop court.

Beaucoup diront que les mélodies se ressemblent… alors oui et non. Le côté bande originale joue peut-être là dessus. Pour ce qui est du beat, je suis d’accord. Les paroles sont simples, un peu trop mais je pense qu’il faut voir au delà de leur simplicité. Comme je l’ai dit plus haut, Et C’est Parti n’est pas uniquement une chanson qui parle de boxe, mais plutôt une chanson sur le dépassement de soi. Nâdiya est une ancienne championne junior d’athlétisme et le dépassement de soi ne lui est pas inconnu. Elle a également connu des galères ce qui l’a poussée à se battre pour nourrir son fils. Je ne cache pas que Nâdiya la battante m’a pas mal inspirée à l’époque même si deux ans après, je me suis laissée aller. Space est une chanson dans laquelle Nâdiya évoque un amour assez spécial pour quelqu’un et qu’elle veut prendre les initiatives. J’ai l’impression qu’il y a également des sous-entendus un peu sexuels allant même jusqu’à utiliser une métaphore (« j’veux partir avec toi le temps d’un trip céleste »). C’est simple oui, mais à 14 ans, je ne voyais pas les choses ainsi.

A l’époque, je n’étais pas très fan des balades, préférant les chansons plus énergiques. Puis avec le temps, j’ai fini par les apprécier en particulier l’acoustique Ouvre Grand Ton Cœur, dans laquelle Nâdiya nous offre une très belle interprétation sans artifices avec uniquement une guitare, des chœurs vers la fin et sa voix. Elle n’a, certes, écrit qu’une chanson, mais dans ses prochains albums, elle y a mi la main à la pâte.

La nostalgie joue peut-être, mais globalement, c’est un bon album et plutôt original pour l’époque en France. Je devrais écouter ses autres albums, j’ai écouté quelques chansons et ils m’ont l’air plutôt pas mal. Mes goûts ont peut-être évolués depuis 15 ans, mais jamais je ne renierais ce que j’ai aimé durant ma jeunesse.

Mes chansons préférée :

Signes
Si Loin de Vous
Ouvre Grand Ton Cœur
Quand Vient La Nuit
Space
Parle-Moi

Sources :
Quelques souvenirs des interviews de Nâdiya
https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A2diya
https://fr.wikipedia.org/wiki/16/9_(album)

Like a Prayer l'acte de contritution

Like A Prayer – Albums #4

Trois ans après le carton de True Blue, un film (Who’s That Girl), une pièce de théâtre, sa toute première compilation et l’échec de son mariage avec Sean Penn, Madonna décide donc de reprendre la route des studio afin de travailler sur un nouvel album qui deviendra un de ses plus gros succès. Scandales, tubes et changements, voilà ce qui se passera durant l’année 1989 sur le paysage musical madonnien.

Avant de commencer l’article, je parlerais de la bande originale de Who’s That Girl et de sa compilation You Can Dance plus tard, préférant me concentrer sur la discographie principale de Madonna. J’aimerais vraiment parler un peu de The Immaculate Collection après mais il y a un temps pour tout.

Parlons de l’album

Depuis ces débuts, Madonna a toujours eu de différents looks : la punkette, la délurée (Who’s That Girl), la sainte (avec Like a Virgin) ou encore le style années 50 (True Blue). Cette fois, c’est une Madonna plus naturelle, au look un peu plus sobre et surtout brune. Fini le look cheveux peroxydés ou… presque, puisqu’elle redeviendra blonde avec Express Yourself.
Toujours avec Patrick Leonard et Stephen Bray à la co-production et l’écriture, Madonna fait tout de fois une nouvelle collaboration mais pas avec n’importe qui puisque c’est avec le Kid de Minneapolis, Prince. Des rumeurs disent que les deux artistes ont une relation amoureuse mais nous ne le saurons jamais. Malgré ces rumeurs, ça ne les a pas empêchés de s’entendre sur Love Song. Madonna parle deux fois en français (« Je suis prête, vous êtes prêts aussi ? » et « Embrasse-moi […] Pour la dernière fois ») et c’est d’ailleurs dans cette chanson qu’on aura droit aux prémices de Hung Up avec ce passage : « Time goes by so slowy […] ».

Cet album est plus sombre, mûr et intime, l’artiste préférant se confier plutôt que de faire uniquement que des tubes. Madonna venait de sortir d’une dépression surtout à cause de son divorce avec Sean Penn (divorce qu’elle a longtemps considéré comme étant son pire échec). Elle en parle donc dans ‘Till Death Do Us Part.

« J’écris mieux quand je suis bouleversée. À quoi bon s’asseoir et transcrire sa joie de vivre ? »

Madonna lors d’une interview en 1991 pour Rolling Stone Magazine

Non seulement sa relation tumultueuse avec l’acteur y est évoquée mais en plus sa relation conflictuelle avec son père dans l’émouvant Oh Father. Pour la première fois, Madonna se livre en chanson sur l’un de ses grands traumatismes de son enfance, la mort de sa mère. Promise To Try est une triste balade dans laquelle l’artiste prend un peu une voix de petite fille . Cette chanson n’est pas sortie en single mais on l’entend dans le documentaire de sa tournée, In Bed With Madonna, lorsqu’elle va sur la tombe de sa mère. On peut lire dans le petit livret (ou encore le dépliant de la version cassette audio) « Cet album est dédié à ma mère qui m’a apprit à prier ». D’ailleurs, le catholicisme y est très présent. Ce courant du Christianisme fait partie de la vie de la madone : son prénom, sa mère était très religieuse, elle a eu une éducation religieuse stricte et elle a été dans une école catholique avec des bonnes sœurs. Les premières éditions de l’album ont été aspergées d’un parfum, le patchouli.

L’album contient quand même des titres un peu plus joyeux comme Dear Jessie qui est une mignonne petite comptine dédié à la fille de Patrick Leonard. Le clip a été fait par Animation City, un studio d’animation basé à Londres, dans lequel on peut voir une Madonna en fée. Keep It Together est un titre aux accents New Jack Swing dans lequel Madonna parle de l’importance de la famille.

Parlons enfin de Like A Prayer, la fameuse chanson qui a fait pas mal d’échos à l’époque. A la base, le manager et le label ne voulaient pas sortir cette chanson en single, mais Madonna a insisté. Avant que le clip réalisé par Mary Lambert (qui a réalisé Borderline et Like a Virgin) ne sorte, Madonna avait tourné une pub pour Pespi dans laquelle on la voit chanter la chanson. La célèbre marque devait en plus, financer la future tournée, le Blond Ambition Tour . Malheureusement, le clip ne plaît pas aux États-Unis puritains et surtout le Vatican qui a exigé aux fidèles de boycotter la marque. Suite à ça, Pepsi décide de renoncer au financement de la tournée et arrête de diffuser la pub dans les télévisions étasuniennes. Et oui, le fait de voir un Jésus noir et des croix en feu est, selon eux, du blasphème.
La chanson est orienté pop-rock avec une touche de gospel (par la Andre Crouch Choir) pour rester dans le thème religieux. Ce que les ultra conservateurs n’ont pas compris, c’est que Madonna voulait dénoncer le racisme envers les noir.es. S’il y a tout de fois une connotation sensuel, LAP n’en est pas moins une chanson autobiographique pour elle*. Malgré la polémique du clip, la chanson est un succès puisqu’il se hisse à la première place dans de nombreux pays. En France, il se place à la deuxième. Depuis, LAP est toujours une des chansons les plus emblématiques de la Queen of Pop.

« Like a Prayer raconte l’impact du Catholicisme dans ma vie et la passion qu’il provoque en moi. Avec ces chansons, j’ai affaire à des problèmes spécifiques qui veulent dire beaucoup pour moi. Elles sont en rapport avec l’assimilation des expériences et mes relations que j’ai eu durant ma vie. J’ai prit beaucoup plus de risques avec cet album que jamais auparavant, et je pense que cette évolution le prouve. »

Madonna à propos des chansons de l’album – D’après le Madonna : An Intimate Biography de Randy J. Taraborrelli

Je vais finir avec Express Yourself, le deuxième single à sortir en mai 1989. C’est une chanson qui prône la liberté d’expression et le féminisme. Selon Madonna, le style musical de la chanson est un clin d’œil au groupe funk, Sly and the Family Stone. Le clip est également un de ses meilleurs. Réalisé par David Fincher, les cinéphiles reconnaîtront l’univers de Metropolis de Fritz Lang. Madonna y est vêtue d’un tailleur, adoptant une attitude masculine et d’un corset dansant de manière très suggestive. On la voit aussi nue dans ses draps ce qui provoque un autre scandale (tiens donc !). Le clip ne manque pas de sous-entendus sexuels. La chanson et le clip cartonnent et vont jusqu’à inspirer Lady Gaga (plagiat ?) ou encore Christina Aguilera (clip Not Myself Tonight).

Sortent ensuite en single Oh Father (qui ressortira en 1995 afin de promouvoir sa troisième compilation, Something to Remember), Cherish, Dear Jessie et Keep It Together.
Deux chansons on été enlevées, First Is A Kiss et Love Attack pour la simple raison qu’elles ne collaient pas avec l’ambiance de l’album.

Au niveau des ventes, LAP explose les charts ! Numéro 1 dans pas moins de 13 pays dont la France. En 1997, il a été certifié 4 fois disque de platine. L’album s’est vendu à plus de 15 millions de copies à travers le Monde !

La pochette de l’album est plutôt mystérieuse, c’est d’ailleurs la seule pochette d’album dans laquelle on ne voit pas le visage de Madonna mais ses mains posées sur son bassin orné de bijoux. La pochette est signée Herb Ritts.
Sensibilisée au virus du SIDA (Keith Haring, un de ses grands amis était séropositif et décédera en février 1990), Madonna n’a pas manqué de mettre un petit tract informatif sur les différentes manières d’attraper ce virus.

Qu’est-ce que j’en pense ?

C’est pour moi, l’un de ses meilleurs et aussi un de mes préférés. Rien n’est à jeter, même pas la mignonne Dear Jessie. D’autres vont la trouver nianiante, mais est-ce qu’elle allait faire une chanson provocatrice pour la fille de son collaborateur ? Soyons sérieux.se ! Après, oui les goûts est les couleurs comme on le dit. Ma mère possédait l’album, en cassette s’il vous plaît ! Par contre, ça ne sent pas le patchouli. Je l’ai donc empruntée car je voulais surtout écouter la chanson éponyme (l’écouter en jouant à la console surtout !) que je venais de découvrir à la télé grâce à une émission.

Le clip et la chanson ont été une claque dans la gueule. Le Jésus noir, le protagoniste qui ressemble au même Jésus qui se fait accuser par la police à la place des autres alors qu’il voulait juste aider une femme en détresse, Madonna brune et qui danse et chante devant les croix en feu, le message, bref je m’arrête !

Quelques années après, j’ai écouté l’album est pfiou, j’aime tellement l’ambiance qui plane. Découvrir une autre facette de l’artiste afin de mieux la connaître et de mieux la comprendre est un petit plus pour moi. J’adore sa voix dans Express Yourself, d’ailleurs j’ai une préférence pour la version 7 » Remix qui, personnellement, donne plus de puissance à la chanson et au message qu’elle veut transmettre.

Les balades comme Oh Father ou Pray For Spannish Eyes sont magnifiques et quant à Keep It Together, c’est une des chansons de Madonna que j’aime le plus. Je l’associe à mes meilleurs amis, nous sommes comme une famille, mais aussi avec certains personnages de fictions. Je ne mens pas quand je dis que Madonna m’accompagne depuis mon enfance ! Si je devrais citer mes chansons préférées de l’album, ça risque d’être dur, mais je dirais Express Yourself, ‘Till Death Do Us Part, Oh Father et Keep It Together. Avec cet album, Madonna prouve qu’elle évolue encore, s’implique beaucoup dans l’écriture de ses chansons et qu’elle n’est plus une star pour ados. C’est d’ailleurs à la fin des années 80 qu’elle sera sacrée artiste de la décennie.


* Je parlerais peut-être de ses certaines chansons

Sources:
Le livre que je possède, « Les chansons de Madonna » de Daniel Ichbiah
https://fr.wikipedia.org/wiki/Like_a_Prayer_(album)
https://www.mad-eyes.net/music/like-a-prayer/

Ici et ici

HIStory : Past, Present, Future Book I de Michael Jackson

Après avoir sorti des tubes pendant 3 ans, une grosse tournée mondiale, et fraîchement marié à la fille du King, Lisa Marie Presley, Michael Jackson est malheureusement passé par une période difficile. Je ne vais pas m’attarder là-dessus car nous savons tous pourquoi ça été dur pour lui. L’artiste a toujours été la cible des tabloïds et de rumeurs et cela perdurera même après après sa disparition. Malgré tout, il s’en servira comme source d’inspiration pour concevoir cet album (même s’il avait déjà commencé à travailler là-dessus). 25 ans après sa sortie, cet album porte toujours une place particulière pour de nombreux fans qui connaissent très bien le King of Pop. Place aux présentations !

moi débarquant dans ta vie

Parlons de l’album

1994, New York. Michael Jackson retrouve Teddy Riley (le Roi de la New Jack Swing) et Bill Bottrell (Madonna, Elton John et Sheryl Crow) avec qui il a travaillé pour Dangerous. D’autres artistes font également partis du navire : R.Kelly à qui on doit You Are Not Alone, Dallas Austin et le tandem Jimmy Jam et Terry Lewis (qui ont longtemps travaillé avec leur sœur, Janet. Personnellement, ils auraient du rester avec elle aprèsDamita Jo). Avec tout ce monde pour cet album, Michael s’implique néanmoins dans l’écriture et la production.

L’album est en deux CD : le premier est une compilation de ses 15 plus grand succès de Off The Wall à Dangerous. Le second est la partie album avec également 15 titres dont deux reprises, Come Together des Beatles (et qu’on peut voir à la fin du film Moonwalker) et Smile, composé par Charlie Chaplin pour son film, Les Temps Modernes. L’artiste était un grand admirateur du célèbre cinéaste.
Le nom de l’album est un jeu de mot entre « his story » et « history », ce qui colle très bien à l’album qui est moitié compilation, moitié album.

L’album sort le 16 juin 1995 et c’est ainsi qu’on découvre les différents thèmes abordés : la crise écologique avec le génialissime Earth Song, la solitude (Stranger in Moscow), la cupidité, l’injustice, les conflits entre Michael et les tabloïds/médias , l’enfance (Childhood), et les accusations dont il a été victime en 1993. Il en parle dans Money (le père de Jordan Chandler a réclamé à Michael une somme assez conséquente. S’il lui donnait ce chèque, le père abandonnerait la poursuite judiciaire. Encouragé par ses avocats, Michael a accepté la requête. La suite, on la connaît, son fils a avoué, après la mort de l’artiste que les accusations étaient fausses et suite à ces révélations, son père s’est suicidé).
Déjà évoqués dans Leave Me Alone dans Bad, les rumeurs des médias et journaux dont a été victime Michael sont ici abordés de manière plus hargneuse et amère. HIStory est non seulement son album le plus colérique mais également, le plus personnel.
Quant à D.S, Michael nous partage sa colère envers le procureur Thomas Sneddon qui s’était acharné contre lui durant l’affaire Chandler. Dans cette chanson, l’artiste l’appelle Dom Sneddon.

Le premier single de l’album est un double single, Scream/Childhood. Le premier titre est un duo avec sa sœur cadette, Janet. Le clip réalisé par Mark Romanek (qui a réalisé de nombreux clips dont 99 Problems de Jay-Z) est le clip le plus cher de l’Histoire de la musique d’après le Guiness Book. Le deuxième titre est une chanson qui évoque l’enfance inexistante de Michael. Ensuite, suivent You Are Not Alone, Earth Song, They Don’t Care About Us, Stranger in Moscow et HIStory/Ghosts. Pour ce dernier, HIStory est un remix et Ghosts est un titre qui paraît dans l’album suivant, Blood on The Dance Floor (d’où la sortie assez tardive du dernier double single, c’était surtout pour coïncider avec BOTDF sorti en 1997).

Mis à part le duo avec sa sœur, il y a également Notorious B.I.G dans This Time Around et Shaquille O’Neal pour 2 Bad (oui oui, le même Shaquille O’Neil auquel on pense !)

HIStory possède 13 inédits dont une collaboration avec ses neveux, les 3T pour la chanson Why (produite par Babyface, dont on reconnaît très bien sa pâte musicale) et 3 autres figureront dans l’album Blood On The Dance Floor. Petit plus, lors des premiers pressage de l’album, il y avait une 16eme piste de cachée à l’attention des fans de certains pays dont la France. Michael y adresse un message de remerciement.
HIStory s’est classé numéro 1 dans 10 pays (si ce n’est plus !) et a été disque de diamant en France avec ses 1 000 000 de vente. Encore un beau score pour le King of Pop ! Par la suite, il fera pendant un peu plus d’un an le HIStory World Tour, tournée qu’il commence en septembre 1996 à Prague en République Tchèque et la termine en octobre 1997 à Durban en Afrique du Sud. C’est d’ailleurs sa dernière tournée et celle qui a le plus de date européenne. Il s’est produit que deux fois au Etats-Unis (et uniquement à Hawaii).

Le fameux logo MJ qu’on voit en superposition sur la pochette de l’album deviendra le logo officiel de l’artiste depuis 1995. La statue est, quant à elle, sculptée par la sculptrice Diana Walczak.

Qu’est-ce que j’en pense ?

Bad a été pendant pas mal de temps mon album préféré de Michael Jackson. Mais avec le temps, HIStory l’a détrôné. Alors, je ne vais pas compter la partie compilation mais plus la partie album. L’album commence fort avec Scream, duo  Janet. Rien n’est a jeter dans cet album pas même Your are not alone, la balade mielleuse J’assume. De plus que YANA fut une des toutes premières chansons et clips que j’ai écouté et vue de MJ lors de sa sortie. Pour comprendre cet album, j’estime qu’il faut connaître le long parcours du combattant de la vie de l’artiste. Je parle surtout pour Childhood et Tabloïd Junkie par exemple. Earth Song est d’une putain de puissance : l’instru, la voix de Michael, les chœurs derrières et de plus LE CLIP ! Mon préféré de tout les temps (et je l’ai vue à la télé quand j’étais petite à l’époque !). Michael nous surprend aussi avec une chanson assez lugubre racontant l’histoire d’une petite fille qui a été tuée ou qui s’est suicidée (Little Susie) avec un prélude classique (Pie Jesus). Même si ça ressemble un peu au style de Dangerous musicalement, on s’en qu’il y a une différence entre ces deux albums et c’est un véritable petit bijou.

Parlons de la voix de Michael qui n’est plus la même par rapport à celle des années 80, qui était plus douce. Cette fois, elle est plus sérieuse, plus mature et surtout plus dure ! Il transmet à la perfection ses peines, douleurs et colères.

Je suis tombée sur un livre sur la période HIStory sur le site de MJFrance et il m’a fait de l’œil. Je me le procurerais plus tard (j’ai trop de livres à prendre !) et j’ai hâte de découvrir des choses dont j’ignore encore.

Mes chansons préférées :

Stranger in Moscow
Earth Song
They don’t Care About Us
History
Tabloïd Junkie
D.S
Money

Sources :
https://fr.wikipedia.org/wiki/History_(album_de_Michael_Jackson)
https://en.wikipedia.org/wiki/HIStory_World_Tour
Certaines images on été trouvées sur Google Images mais certaines sont de MJJPictures.com, je les reconnais grâce au copyright sur le côté mais je ne trouve plus du tout le site en question.

J’aurais pu sortir cet article le 29 août, le jour de l’anniversaire de Michael, mais bon , j’ai envie de le sortir maintenant parce que c’est moi qui décide après tout 🙂

True Blue renommée internationale

True Blue – Albums #3

Troisième bébé de la madone, gros changements en vue et surtout, elle a été très inspirée. Cet album contient également beaucoup de tubes dont un qui est très connu dans le monde entier et même très aimé par les nons fans de l’artiste ! Commençons par présenter les ingrédients qui ont permis à True Blue d’être l’album qui a été directement numéro 1 dans 28 pays !

Parlons de l’album

Madonna retrouve donc Stephan Bray avec qui elle a travaillé pour son précédent album ainsi que Patrick Leonard avec qui elle collaborera pendant longtemps. C’est en mars 1986, lors de la conférence de presse pour le film Shanghai Surprise qu’elle annonce qu’elle travaille sur un nouvel album.
L’artiste ne voulait pas seulement être une pop-star pour adolesccent.es, elle a décidé d’en faire un disque plus Pop et plus mûr pour toucher les plus agé.es. Madonna y produit, écrit et co-écrit toutes les chansons. Le disque est plus pop oui, mais il contient également des sonorités classiques dans Papa Don’t Preach, hispaniques pour le très célèbre La Isla Bonita ou encore deux citations d’un film dans le titre White Heat (pour info, ce titre est également le nom du film dans lequel joue l’acteur James Cagney… et ce titre lui est dédié). Il y a également un esprit années 50/60 notamment avec la chanson True Blue et Jimmy Jimmy. Info complémentaire, avant de travailler sur cet album, elle avait déjà chanté Love Makes The World Go Round durant le Live Aid l’année d’avant.
Fraîchement mariée avec l’acteur Sean Penn et très amoureuse, Madonna a été très inspirée par son mariage et n’a pas manqué de dédier cet album à son cher et tendre.

C’est dédicacé à mon mari, le gars le plus cool de l’univers 

Madonna dédiant l’album à son mari

Niveau look, elle est méconnaissable ! Quand le clip de Live To Tell (premier extrait de l’album) sort, c’est une Madonna au look sobre : longue robe, bien coiffée et sans maquillage en outrance. Exit les crucifix, les nombreux bijoux fantaisies et le look punkette ! Le clip est également très simple. Fond noir, un peu de vent, une chaise, on y voit l’artiste en train de chanter entre deux extraits du film, Comme un chien enragé dans lequel figurent son mari et beau-frère et dont la chanson est la bande originale. De plus, cette chanson est une balade, c’est une belle prise de risque puisque le succès est au rendez-vous (pour info, cette chanson a été classée 6e en France !).
Ensuite, sort Papa Don’t Preach, sans doute l’un de ses titres les plus connus de son répertoire. Elle y apparaît cette fois en perfecto, jean, une marinière et surtout, elle a les cheveux court et blond platiné. C’est également dans ce clip qu’elle porte le célèbre t-shirt « Italians Do It Better » faisant écho à ses origines italiennes.
Dans La Isla Bonita, elle a un coupe courte mais a les cheveux noisettes, arborant une robe couleur chair et une robe sévillane rouge. Bref, elle change pas de mal de style durant cette période !

Les thèmes de l’album sont variés. Autant ça parle d’amour surtout pour True Blue qui est une déclaration d’amour très sincère, ou encore de fête (Where’s The Party) mais également de nostalgie (La Isla Bonita), la grossesse durant l’adolescence (Papa Don’t Preach), l’envie d’évasion tout en évoquant la misère dans la monde (Love Makes The World Go Round malgré ses airs de fêtes et de samba) ou encore la souffrance durant l’enfance conduisant à la méfiance (Live To Tell).

L’album devait s’appeler au départ Live to Tell mais est changé en True Blue, l’expression favorite de Sean Penn (grosso modo, to be true-blue signifie être complètement loyale envers une personne). La Isla Bonita était destinée à Michael Jackson (Leonard travaillait avec lui pour Bad) et Open Your Heart à Cyndi Lauper mais tout les deux ont refusé.
Lorsque l’album est sorti (juin 1986), le succès est au rendez-vous. Papa Don’t Preach, Live to Tell, True Blue, Open Your Heart et La Isla Bonita explosent les charts ! Si Like a Virgin peut être considéré comme un classique de la première partie de la décennie 80, True Blue l’est bien plus puisqu’il permettra à Madonna d’obtenir le statut d’icône Pop au même titre que Michael Jackson et Prince. La critique salue également sa nouvelle voix jugée plus puissante.
La pochette de l’album où on voit Madonna, tête penchée en arrière et immortalisée par Herb Ritts (un de mes photographes préférés) est également très célèbre.
Parlons chiffres, c’est l’album le plus vendu de l’année 1986 dépassant complètement les ventes de ses deux premiers albums. Dans le Billboard 200, c’est à la 28e place qu’il se positionne puis monte rapidement à la première place le 16 Août 1986. Un beau cadeau d’anniversaire pour Madonna qui fêtait ses 28 ans. Il restera 1er durant 6 semaines et restera dans le classement pendant 82 semaines ! En 1995, True Blue a été certifié 7 fois disque de platine pour avoir été vendu à 7 000 000 d’exemplaires aux USA. Dans les autres pays pareil, en France, c’est le disque de diamant et Madonna a même son premier numéro 1 dans le Top 50 avec La Isla Bonita détrônant les Licence IV avec Viens boire un petit coup à la maison. Mis à part Jimmy Jimmy, toutes les chansons de l’album ont été chantés en live.
True Blue permet à Madonna d’entrer dans le Guiness Book of World Records en 1988.

Qui dit Madonna, dit … Scandaaaaales ! Et oui, même quand elle le fait inconsciemment (?), elle s’attire les foudres. Pour Papa Don’t Preach, elle accusée d’encourager les adolescentes de tomber enceinte ou encore d’être anti-IVG par les Pro-IGV (alors qu’elle soutient l’IVG). Avec le clip d’Open Your Heart (dirigé par le génial Jean-Baptiste Mondino), le fait qu’un jeune mineur souhaite entrer dans un club de strip-tease est mal vu par certains (pourtant, on lui interdit l’accès).

« Papa Don’t Preach est un message que tout le monde prend dans le mauvais sens. Immédiatement, ils disent que j’encourage toutes les jeunes filles à être enceinte. Quand j’ai entendu la chanson pour la première fois, j’ai pensé que c’était stupide. Mais ensuite j’ai pensé, attendez une minute, que cette chanson parle réellement d’une fille qui prend une décision dans sa vie. Elle a une relation très proche avec son père et veut maintenir cela. Pour moi, c’est une célébration de la vie. Elle dit : « I love you, father, and I love this man and this child that is growing inside me ». Bien sûr, qui sait comment cela se terminera ? Mais au moins, cela commence positivement »

Madonna à propos de Papa Don’t Preach

Qu’est-ce que j’en pense ?

La claque dès que je l’ai écouté la première fois. Ça commence très fort avec Papa Don’t Preach. Les thèmes et sonorités sont plus variés par rapport aux deux albums précédents et sa voix y est tellement géniale. Comme je l’ai dit plus haut, elle est bien plus puissante surtout dans Open Your Heart ou encore White Heat. C’est difficile pour moi d’y mettre mes titres préférés de cet album. Je ne vais pas faire de liste mais s’il y a bien un titre que je préfère vraiment dans cet album, c’est bel et bien Live to Tell qui est ma chanson préférée de Madonna et ma chanson préférée tout court ! Cette chanson est vraiment spéciale pour moi par son thème mais également par le fait qu’elle m’aie accompagnée partout, qu’importe les moments de ma vie. Je l’ai écoutée dans toute ses versions, et surtout la version live du Confession Tour (mais si, quand elle chante sur une grosse croix et que ça a fait scandale !). Qu’on aime ou pas la chanson éponyme de l’album ou qu’on la trouve un peu trop niaise, on ne peut pas nier que c’est une jolie petite déclaration pour son mari (d’alors) adoré. Pourtant leur mariage n’était pas du tout parfait, Sean Penn étant très jaloux à cette époque, Madonna a pas mal souffert durant ce mariage mais elle l’a vraiment aimé, elle l’a même dit dans le documentaire Truth or Dare (In Bed With Madonna en VF). Il y a bien évidement des titres que j’aime un peu moins comme Jimmy Jimmy ou Love Makes The World Go Round mais globalement, c’est un superbe album. Un disque culte tout simplement !

Un petit de son ?

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/True_Blue_(album_de_Madonna)
https://crazymadonna.skyrock.com/91736085-True-Blue.html
Les articles Wikipédia sont vraiment complets concernant les albums de Madonna, enfin, c’est ce que j’ai remarqué. Ne soyez pas étonné.es de voir des liens Wiki sur mes articles la concernant. Je m’assure aussi de mieux me ressourcer vers d’autres sites.

Like a Virgin, premiers scandales

Like a Virgin – Albums #2

Attaquons cette fois au deuxième album de Madonna, celui qui l’a complètement propulsée sur le devant de la scène, obtenant une meilleure popularité internationale (encore mieux qu’avec Holiday) et surtout, celui qui lui a permis de faire son tout premier scandale. J’ai nommé Like a Virgin.

Parlons de l’album

1984, après le succès de son premier album, Madonna a décidée de ne pas en rester là. Ne voulant pas dépendre d’un seul producteur, surtout après les quelques désagréments qu’elle a eu pour son premier bébé, elle a décidé d’en être la productrice*. Après avoir entendu Let’s Dance de David Bowie, elle souhaite avoir Nile Rodgers (du groupe Chic… mais si, Le Freak), en tant que producteur pour son prochain album. Stephan Bray, un ami depuis ses pré-débuts de carrière fait également parti du navire.
Par rapport au précédent, cet album est moins Funky et Disco-Pop mais reste dans la continuité. Cette fois, nous avons affaire à un style Pop, Dance-Pop, Synth-pop et New-Wave, genres dignes des eighties.
Au niveau du look, il y a du changement. C’est un peu plus « sauvage », affirmée, les gros crucifix et bijoux fantaisie sont là, elle a les cheveux un peu plus longs et surtout, elle arbore la fameuse « crinière de lion » (son animal totem). La fameuse robe de mariée avec la ceinture « Toy Boy » est également un look qui représente cette période. Bref, les jeunes adolescentes l’imitent (on les appelait les Wannabe) !

« Mon travail, ma dédicace – l’entêtement pour que Madonna sorte est acheté. Maintenant, c’est le moment de solidifier mon avenir »

Madonna

Comme vous le savez, l’album s’appelle Like a Virgin et quelle chanson célèbre y figure ? Like a Virgin ! C’est en s’inspirant de ses histoires amoureuses que Billy Steinberg** a écrit cette chanson (accompagné de son partenaire Tom Kelly). Michael Ostin de la Warner décide que ça sera Madonna qui la chantera. Le premier single sort en fin 1984, le succès et les critiques sont positifs puisqu’il sera son tout premier numéro 1 dans le Billboard Hot 100 ! Le clip a été tourné à Venise, clip dans lequel elle est vêtue d’une robe de mariée à certains moments.
Material Girl est le deuxième single de l’album sorti en 1985. Pour la petite histoire, Material Girl sera un des nombreux surnoms de l’artiste. Elle avouera plus tard qu’elle regrettera de l’avoir enregistrée si elle avait su que ce surnom la poursuivrait. Le clip de la chanson est également célèbre pour son adaptation de la scène du film Les hommes préfèrent les blondesMarilyn Monroe (une des grandes inspiration de la madone) chante Diamonds Are a Girl’s Bestfriends. C’est durant le tournage de ce clip qu’elle rencontrera son premier futur mari, l’acteur Sean Penn.
Angel et Dress You Up suivront par la suite. Entre temps, Madonna a tourné dans le film Recherche Susan Désespérément (avec Rosanna Arquette) et enregistre pour le film, Into The Groove, une chanson très dance-pop et l’une des plus connues de son répertoire. Le thème principal de l’album est bien évidemment l’amour mais sous n’importe quel angle. L’ambiguïté sexuelle y est également présente surtout avec la chanson phare.

En parlant de Into the Groove, Like a Virgin ressortira en 1985 et la chanson sera rajoutée en dernière piste. Les critiques de l’album sont une fois de plus mitigées au début (grrr!) mais il sera très bien classé et très bien vendu dans le Monde entier. Premier album a se voir attribuer la première place aux USA, Royaume-Uni et en Allemagne***, numéro 2 en France et Australie et numéro 3 au Canada. LAV aura deux fois son disque de platine en France !

« Like a Virgin est un album beaucoup plus dur, beaucoup plus agressif que le premier enregistrement. Les chansons sont jolies et faibles. D’une part, j’ai choisi toutes les chansons et je veux qu’elles deviennent toutes des hits – pas de charges. C’est pourquoi, j’ai fait l’extérieur des chansons ainsi que six de mes propres productions… Je voulais que chaque chanson soit puissante »

Madonna

Qui dit Madonna, dit provoc et c’est là que je vais en parler. Si avec le premier album elle exposait déjà sa sensualité, cette fois-ci, elle mettra plus en avant son côté sex-symbol. Lors de la première édition des MTV Video Music Awards, alors que le clip Bordeline était nominé à la cérémonie, Madonna interprète Like a Virgin pour la première fois habillée en robe de mariée et elle a roulé au sol d’une manière plus ou moins suggestive ce qui n’a pas vraiment plu à certains puritains (ahah, elle a fait bien pire pour notre plus grand plaisir !).

La pochette de l’album est signée Steven Meisel, photographe récurent de l’artiste. Entreprenante, Madonna décide de s’auto-diriger pour la mise en scène en mettant en avant le côté suggestif ce qui n’a pas été du goût des conservateurs et religieux. Je crois que c’est la première fois qu’ils verront en elle une ennemie de la morale puisqu’ils apprécient très peu le fait de « comparer » la Vierge Marie à une jeune femme « dépravée » (pour info, Madonna est le nom catholique romain de la mère de Jésus). Oui, nous sommes d’accord, ils sont à côté de la plaque…

LAV est un des albums les plus emblématiques des années 80, la chanson éponyme ainsi que Material Girl seront souvent citées dans la Pop Culture (Reservoir Dogs par ex) et seront également reprises par des artistes ou des fans même. Dans les séries et films également (Stranger Things, Briget Jones 2 ou Moulin Rouge). Dans le Monde, l’album s’est écoulé à 21 millions d’exemplaires.
Grâce au succès, Madonna fera une tournée de concert dans toute l’Amérique du Nord avec The Virgin Tour et participera même au Live Aid aux côté de Simple Minds, Run DMC ou encore Bryan Adams en 1985.

Qu’est-ce que j’en pense ?

Premier album à avoir des tubes mondialement connus ! Il ne figure pas parmi mes préférés mais je sens qu’il y a une évolution dans le style des chansons. Déjà, la voix de Madonna est un poil différente surtout avec la chanson Love Don’t Live Here Anymore (qu’est une reprise attention). J’aime particulièrement sa voix dans celle-ci puisqu’elle arrive à transmettre le sentiment d’abandon donnant l’impression qu’une chaîne est reliée à ses cordes vocales. J’aime l’atmosphère punchy. Un album à mettre lors de vos soirées années 80 à mon avis. Il y a évidemment des titres dont j’aime moins que les autres comme Pretender ou encore Shoo bee doo. Les remixes de l’édition remixée sorti en 2001 sont aussi pas mal.

Mes titres préférés

Alors si on ne compte pas Like a Virgin et Material Girl :

Angel
Into The Groove
(réédition de 1985)
Dress You Up
Stay
Love Don’t Live Here Anymore

Musique !!!!!

* D’après la biographie de J.Randy Taraborrelli «  Madonna : An intimate biography »
** Il a écrit True Colors de Cyndi Lauper, All About Us des t.A.T.u, Eternal Flame des Bangles ou encore So Emotional de Whitney Houston
*** A voir si c’est toute l’Allemagne car vous savez la RDA et la RFA toussa …lolilol

Sources :
http://fp.nightfall.fr/index_3951_madonna-like-a-virgin.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Like_a_Virgin_(album)
http://ichbiah.com/extraits/madonna/like-a-virgin.htm
http://madonna-thequeen.skyrock.com/ (premier blog sur Madonna que j’ai visité et première fan avec qui j’ai sympathisé… aaaah les souvenirs ♥)

Listen Without Prejudice vol 1 de George Michael

Wesh ! Je vais parler d’un album d’un artiste que j’aime particulièrement à savoir Georgios Kyriacos Panayiotou aka George Michael.
Ma mère a toujours kiffé George Michael et puis, on peut dire que les goûts se transmettent puisque j’ai également fini par le kiffer. J’ai découvert l’artiste grâce à ma mère, et la gamine que j’étais connaissais déjà I Want You Sex… oui oui. Puis ensuite, y a eu Freeek !, Flawless , Faith puis Amazing dont le clip passait en boucle sur MTV Portugal durant l’été 2004. C’est par la suite avec internet que j’ai fini par m’intéresser un peu plus à sa musique.

Petite anecdote pour les gameurs et gameuses plus particulièrement les fans de FF : J’ai appelé le robot Omniborg qui est dans FF8 George Michael parce bizarrement, je perdais tout le temps contre de lui dans le jeu et lorsqu’il y avait le combat contre lui, il y avait tout le temps la chanson Freeek ! sur NRJ à l’époque. Depuis, c’est devenu un running gag entre mon frère et moi.

« I’ll be your sexual freeek ♫  !!! »

Personnellement, George Michael est trop sous-estimé alors qu’ils mérite tellement plus de reconnaissance bien qu’il l’ai eu de son vivant bien évidemment, mais pas assez à mon goût. Il a su se hisser au hit parade US (c’est un artiste made in UK, oui cette précision est importante) et a pu « rivaliser » avec le Big 3 de 1958 des années 80 à savoir, Madonna, Michael Jackson et Prince. Je risquerais de parler d’un autre album de cet artiste dans un prochain article.

Parlons de l’album

Après le gros succès planétaire qu’a été Faith, George Michael veut hisser la barre un peu plus haute. Après avoir gagné 3 American Music Awards dont le prix du meilleur artiste masculin pop rock et du meilleur artiste masculin Soul/R&B et aux Grammy, Faith est élu meilleur album de l’année 1988. Néanmoins, ces récompenses n’ont pas été du goût de Gladys Knight et du groupe Public Enemy qui ont estimé qu’un blanc qui gagne face à Bobby Brown (oui celui de Whitney) ou Michael Jackson n’est pas normal… Hum hum, on leur a expliqué que George a été très inspiré par la musique Soul ?
Un autre artiste noir* , Stevie Wonder a défendu l’artiste dans l’excellent documentaire crée par George Michael himself, Freedom, dans lequel il dit ironiquement :

« George est blanc ? *sourire* Sérieux ?! J’y crois pas ! Il est aveugle hein ? *sourire* »

ou encore de façon plus sérieuse :

« La musique ne dépend pas de votre couleur de peau. Il n’y a pas de la Soul d’un côté et de la Pop de l’autre. Je trouve cela dépassé »

Suite à ça, George Michael décide de travailler sur un prochain album qu’il appellera Listen Without Prejudice )faisant écho à ses détracteurs) et décide d’en faire deux volumes. Le premier volume sort en septembre 1990 sous le label EPIC et George ne souhaite pas faire de promo pour cet album. Un pari risqué pour le coup ! La raison est qu’il ne veut pas qu’on le désigne en tant que Pop Star mais plutôt en tant qu’artiste auteur-compositeur (mais il accepte d’accorder quelques interviews). Cet album n’est pas seulement que de la musique, mais il est aussi le symbole de l’émancipation de l’artiste. Malheureusement l’album n’aura pas de suite suite au procès George Michael VS Sony.

Soudain, j’étais banni de toute les radios noires, l’album Listen Without Prejudice, c’était ma façon de dire : « voici un disque avec du gospel, du R&B et des trucs très blancs ». Je voulais juste qu’on me laisse être les deux, sans choisir l’un ou l’autre. 

George Michael à propos de l’album. Phrase tiré du documentaire Freedom.

D’ailleurs, il n’apparaît dans un aucun clip. Par exemple, Praying for Time, c’est juste les paroles de la chanson sur fond noir… (Idéal pour vos soirées karaokés !) et Freedom 90′ qui nous offre tout un beau casting et c’est-le-cas de dire puisque les Super Models (femmes comme hommes) comme Naomi Campbell, Cindy Crawford ou encore Linda Evangelista y figurent. Signé par David Fincher, le clip est même très symbolique puisqu’il montre complètement que la période « Superstar » de Faith est derrière l’artiste (notamment avec la veste en cuir qui prend feu et le jukebox qui explosent, objets qui figurent dans le clip Faith).

Brûûûûûûle saloperie, brûle !

Dans la pochette de l’album, George n’y apparait pas non plus. Pour l’histoire, c’est une photo d’un plage (Coney Island Beach) de Weegee datant de 1940. Mais le nom de George Michael y figure (alors qu’à la base, il ne voulait pas). Dans l’album, l’artiste a fait une reprise de They Won’t Go When I Go de Stevie Wonder, dont ce dernier fut très content d’avoir entendu la version de son ami. Le refus d’en faire une promo est un peu incompris notamment par le grand Frank Sinatra qui lui adressa une lettre ouverte dans le New York Times, lettre dans laquelle il lui dit de « ne pas gâcher son talent et d’accepter la célébrité ». Très têtu, George fait une tournée mais ne chante que peu de titres de l’album ; en revanche, il reprend beaucoup de chansons qu’il affectionne (le nom de la tournée est Cover to Cover). L’album s’écoule à 8 millions d’exemplaires en 1991 soit bien moins que Faith et pourtant, il s’est hissé au sommet du Hit Parade. C’est à ce moment-là que des tensions entre l’artiste et sa maison de disques s’installèrent.

« Ce n’est pas moi qui fait la piano. Et ça, je lui en ai toujours voulu »

Elton John concernant le morceau Freedom 90′ (j’avais envie de placer cette citation amusante et bon enfant puisqu’ils étaient amis)
Que du beau monde !

Qu’est-ce-que j’en pense ?

C’est tout simplement mon album préféré de George Michael pour sa variété de styles et son côté émancipant. L’album commence très fort avec Praying for Time qui laisse un message engagé (pour pas mal de personnes et d’artistes dont Liam Gallagher, ce titre fait penser à du John Lennon). On sent qu’il a mi vraiment tout son cœur dans cet album et il y a un côté indé. Tantôt on a envie de bouger avec Freedom 90′ ou Soul Free, tantôt on a envie de se poser en réfléchissant sur Mother Pride**. Il a d’ailleurs repris son morceau Heal The Pain avec Paul McCartney (le duo figure dans la version deluxe de l’album). De la guitare, du piano, de la dance, du jazz, il en a pour tout les goûts et sa voix me transporte complètement dans différentes atmosphères. Je trouve dommage que les affectionados de l’artiste ne retiennent que Faith et passent à côté de celui-ci, Older ou encore Patience. Je ne peux que conseiller cet album pour les amateurs de musiques.

Mes titres préférés

Alors, franchement c’est dur j’aime tout dans cet album… mais bien sûr, je ne vais pas cacher mes favori :
Praying for Time
Freedom 90′
Something to Save
Mother Pride
Soul Free

*je n’aime pas tellement le désigner comme tel car ce n’est qu’un détail mais là, il est assez important de le souligner
**Je ne sais pas pourquoi, mais la mélodie de cette chanson me fait penser à une musique de FF… aller deux références à FF dans un seul article !
Je me suis aidée de la page Wikipédia sur George Michael et sur l’album, du site George-Michael-News, du documentaire Freedom (dispo jusqu’au 28/02 sur ARTE.TV) et d’après mes propres connaissances. Les images et gif on été trouvés sur Google Images.