Final Fantasy VIII : mon premier amour

Final Fantasy VIII : Mon premier amour

Un an après la sortie de la version remastérisée, je daigne enfin à écrire un article sur le huitième Final Fantasy. Bon, ça ne sera pas une critique sur cette version, même si je devrais en faire une et j’en ai des choses à dire à ce propos. FFVIII est le tout premier Final Fantasy à s’être installé dans ma vie. Ça tombe bien, le chiffre huit a toujours été mon chiffre préféré pour plusieurs raison. Place à la présentation !

Bienvenu.es dans le monde de Final Fantasy VIII !

L’examen du SeeD approche à grand pas dans la Balamb Garden University, une faculté militaire située sur le continent de Balamb. La mission des étudiants est de libérer la ville de Dollet alors envahie par Galbadia.
Une fois devenu un SeeD, Squall Leonhart, accompagné de Zell Dincht et Selphie Tilmitt, deux camarades de l’université ayant également réussi l’examen partent pour leur première mission. Cette mission sera le début d’un long périple riche en rebondissement et révélations…

Equipe du jeu

FFVIII succède donc à FFVII et est le deuxième Final Fantasy à sortir sur Playstation (Le 11 février 1999 au Japon et le 27 octobre en Europe). La conception du huitième épisode s’est faite juste après celle de son prédécesseur et en même temps que Parasite Eve. Le jeu est bien évidemment très différent puisque l’univers est inspiré par un monde occidental futuriste, se rapprochant ainsi de notre Monde. Le style SD et mignons des personnages cède sa place à un autre plus réaliste (qui est une idée de Tetsuya Nomura et Yusuke Naora).

Hironobu Sakaguchi, qui était déjà occupé sur FFIX et FF : Les créatures de l’esprit a préféré occuper la place de producteur délégué. Shinji Hashimoto en est donc le producteur, tandis que Yoshinori Kitase le réalisateur.
Après avoir travaillé sur FFVII, Tetsuya Nomura a souhaité continuer l’aventure pour la conception des personnages et des Guardians Force (on en parlera un plus en bas).
Au niveau du scénario, c’est Kazushige Nojima qui s’y est collé, Hiroyuki Itô dans le design des combat. Yoshitaka Amano s’est occupé de quelques illustrations ainsi que du logo mais il n’a joué qu’un rôle plutôt mineur par rapport à Nomura.
Dans la musique, Nobuo Uematsu répond toujours présent.

Le coup de foudre

Comme je l’ai dit en guise d’introduction, c’est mon tout premier Final Fantasy. J’ai d’abord joué à la démo, démo qui était fournie dans le numéro spécial FFVIII de Playstation magazine. Ça été le coup de cœur. Bien sûr, si je me souviens bien, j’avais déjà vu la mythique introduction du jeu d’après un CD de démos du même magazine dans lequel, on pouvait jouer mais aussi regarder des bandes annonces. La musique, l’action, les personnages, ça m’avait terriblement scotchée quand j’étais gamine. Un personnage avait avait réussi à retenir l’attention de la petite fille de 9 ans que j’étais. Je parle bien sûr de Squall qui a été mon tout premier amour jeu vidéoludique. Sa beauté froide me fascinait. Plus tard, en jouant enfin au jeu (j’ai quand même pas mal attendu !), j’ai été agréablement surprise par le fait qu’il fasse des monologues dans sa tête (le rendant drôle malgré lui !) et surtout par sa belle évolution. Il lui ai même arrivé de briser le quatrième mur, du moins, dans la version française du jeu (pareil pour Ward). Je m’identifiais et m’identifie toujours à lui surtout pour son côté solitaire et incompris des autres. C’est un personnage que je défendrais toujours.

Moi à 3 ans avant qu’un petit con me pousse contre le coin d’un mur

Au niveau des cinématiques, personnellement ce sont les plus belles, du moins des trois FF sortis sur PS1. C’est peut-être le fait que c’est mon tout premier, je ne sais pas. En tout cas, on ne peut pas nier leur qualité. A ce propos, Naora et Motonori Sakakibara (qui réalisera plus tard le film FF Les Créatures de l’esprit) ont voulu utiliser la technique du motion capture dans les studios Square d’Hawaï et en faisant appel à des acteur.rices (qui avaient le même âge que les persos). Vous allez me croire si je vous dit que j’ai créé une sauvegarde exprès pour pouvoir me retaper la scène du bal ?

Contrairement à FFVII, les décors sont plus lumineux, il y a une progression au niveau du moteur du jeu.

Alors oui, les personnages comme Quistis, Zell, Irvine et Selphie sont plutôt effacé.es par rapport à Squall et Linoa, et je peux comprendre que ça puisse rebuter plus d’un.e. Mais avec le recul, vivre l’expérience à travers notre héros n’est pas une si mauvaise chose. De plus, même si ils ne sont pas autant mi en valeur par rapport à notre couple, ça ne m’a pas empêchée de les adorer à leur juste valeur. N’oublions surtout pas ce bon vieux Laguna Loire ! Squall a beau être mon préféré, mais en toute honnêteté, Laguna est le meilleur personnage du jeu. Je n’en dit pas plus !

Les associations : un nouveau système de jeu décrié mais novateur

Le système de combat et d’association de FFVIII, on aime ou on aime pas. J’avoue, voler des magies au début, c’est relou. Mais une fois que j’y prends l’habitude en refaisant une partie, ça passe crème. Les magies ne sont pas uniquement volées chez les ennemis mais également depuis des sources de magie qu’on trouve un peu partout dans le monde. C’est d’ailleurs quelques années après que j’ai appris à mieux associer les magies et G-Forces à mes personnages. Le.a joueur.euse choisi sa propre difficulté, voilà pourquoi je trouve que ce système est une excellente idée.

Gardians Force (G-Forces)

Au niveau des combat, c’est un tout nouvel écran que nous avions. Comme il s’en était chargé, Itô a eu l’idée de lier les G-Forces (les Chimères ou Espers) aux personnages comme étant des accessoires. En soit, ce n’est pas vraiment une nouveauté puisque dans FFVI et VII, c’était déjà un peu le cas, mais les grosses nouveautés les concernant, c’était qu’on pouvait faire progresser leur niveau et leur puissance. Associer une G-Force à un personnage permet de créer son propre menu de combat (Attaquer, magie, voler objet, etc.). A la fin des combats, des points de compétence (PDC) sont obtenus afin que notre chimère puisse apprendre des techniques comme créer des magies, des objets et même acheter des objets sans entrer dans une ville.

Limit Break

Cette fois, pas de jauge de limites. Les limits breaks sont des attaques dites ultimes quand nos personnages ont les points de vie « dans le jaune » mais la magie Aura nous permet également de les utiliser. Les différentes attaques des ces limits sont obtenues en acquérant des nouvelles armes, des objets qui permettent à Quistis, qui est alors la mage bleue du jeu, d’apprendre les techniques des ennemis ou encore, en lisant certains magasines (Zell et Linoa) qu’on peut trouver quelques part ou en les achetant.

Golgotha remplace le bon vieux Ramuh

C’est l’heure du du-du-du-duel ! (et autre quêtes annexes)

Parlons des mini-jeu. Si je ne suis pas ultra fan de la quête des chocobos de FFVIII, néanmoins, je ne peux pas m’empêcher de penser que c’était une sorte de prototype du Creuse Chocobo de FFIX. Par contre, le Triple Triad, j’en suis fan ! Pas seulement parce que c’est bien de jouer entre deux missions, mais parce qu’en plus, les cartes nous sont d’une grande aide pour les objets rares et surtout, pour avoir les armes ultimes. A chaque partie, je suis obligée de faire la quête des cartes. Par contre, celle de la Reine des cartes est très chiante… mais j’ai réussi lors de ma dernière partie.

D’autres quêtes sont présentes, celle de Koyo-K, un adorable petit extraterrestre bleu, celle de la jeune fille à la bibliothèque de la BGU (qui consiste à la caser avec Zell) ou encore le mystère du Lac Obel, quête qui m’a pas mal fait souffrir !

Une bande-son très variée

Place à la musique signée par Nobuo Uematsu que je ne présente plus. Cette bande-son a fait mon enfance avec celle de FFVII (chez les FF), c’est donc avec fierté que je la possède dans ma discothèque à côté de celle de FFIX


Le mythique Liberi Fatali est bien sûr la première musique à entendre et qui me fait toujours autant frissonner. Pas étonnant que ça soit mon intro de jeu préféré. Bien que les musiques soient composées sur un Roland SC-88 dans lequel Uematsu aime beaucoup composer, il a voulu faire une petite innovation pour Liberi Fatali, Eyes on Me, Ending Theme (orchestrés par Shirô Hamaguchi qui a travaillé pour Ah ! My Goddess). Fithos Lusec Wecos Vinosec est un morceau chanté par 8 chœurs.

Contrairement aux anciens opus, FFVIII n’a pas de thème sur la map. Après avoir composé le reposant Blue Field et Eyes On Me, Uematsu s’est finalement dit que ça n’en valait pas la peine.
La bande-son est éclectique, des sonorité plutôt rock à tendance tribale pour Maybe, I’m a Lion, techno pour le génial The Man With The Machine Gun, un son plutôt jazzy pour The Spy, musique qui pourrait nous faire croire que nous sommes dans un film d’espionnage. Slide Show nous fait penser aux films muets et quand je pense au muet, je pense surtout à Chaplin. L’utilisation de l’orgue et du clavecin est utilisé pour Truth ou encore le terrifiant The Castle. Le côté militaire (Overture, The Landing, SeeD) et romantique (My Mind, Roses and Wine) sont bien évidemment de la partie, respectant ainsi l’ambiance du jeu.

C’est le tout premier FF à avoir sa chanson phare. Eyes On me est une magnifique (et à tantinet triste) balade d’amour. Les divas à voix Mariah Carey et Céline Dion étaient pressenties pour la chanter. Finalement, le choix s’est fait sur la douce Faye Wong*, leur équivalente chinoise (et dont Nojima est un grand fan). Dès qu’on lui a proposé de chanter la chanson, elle a tout de suite accepté.

Un Final Fantasy qui fait débat

Je peux comprendre pourquoi les gens ne puisse ne pas aimer ce huitième épisode (jugé trop romantique ou encore trop compliqué que à ça soit au niveau du scénario ou le système de jeu), mais pourtant, je ne peux pas m’empêcher de le défendre. Bien sûr, j’aurais aimé que certains éléments scénaristiques soient un peu plus poussés surtout concernant Laguna. Je ne sais plus où est-ce que j’ai lu, mais il paraît que le jeu aurait du se tenir sur… 8 CD ! Kitase a avoué que la création de FFVIII a été très compliquée. L’équipe entière n’était pas du tout avare en idées. Des fois, il s’est même demandé si le projet allait aboutir mais il a été vivement encouragé par ses collaborateurs.

Le côté vie universitaire m’a directement plu, me faisant penser aux animés du genre slice of life. L’histoire d’amour de Squall et Linoa m’a directement enchantée, je me suis même attachée aux personnages secondaires, tout comme ceux de FFIX. FFVIII a ses défauts, oui, mais ça ne l’empêchera pas d’être un de mes grand favoris de la saga. Et entre nous, il ne laisse personne indifférent.

* Vivement que je fasse un article sur l’album Sky de Faye Wong !


Sources :
La Légende de Final Fantasy VIII de Rémi Lopez des Éditions Pix’n’Love
De mes connaissances
https://fr.wikipedia.org/wiki/Final_Fantasy_VIII